Journée mondiale du sida

Marche qui se tenait à Siliguri, en Inde Marche qui se tenait à Siliguri, en Inde, pour souligner la Journée mondiale du sida   © Diptendu Dutta

La fin de la transmission du VIH/sida est un objectif atteignable, estiment l'ONUSIDA et plusieurs associations internationales, tandis que la planète marque aujourd'hui la Journée mondiale du sida.

Trente ans après l'identification du virus, il est plus que jamais nécessaire de remobiliser les donateurs et d'augmenter les budgets consacrés au problème, a estimé Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, dans un message rédigé à l'occasion de cette Journée.

La situation économique actuelle se pose toutefois en trouble-fête face aux espoirs véhiculés par certains résultats d'études et les statistiques récentes.

L'ONUSIDA estime en effet que 24 milliards de dollars par an seront nécessaires jusqu'en 2015 pour tenir tête à la pandémie, alors que de nombreux pays voient leur situation économique se dégrader.

« Les résultats compenseront les dépenses initiales en moins d'une génération. » — Ban Ki-moon

La Journée mondiale de lutte contre le sida a pour thème cette année « Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ».

L'agence onusienne explique que l'accès amélioré au traitement a eu un effet de petite révolution sur la survie des malades et sur le nombre de nouvelles infections.

Le message de l'ONUSIDA Les objectifs de l'ONUSIDA jusqu'en 2015   © ONUSIDA/rapport annuel

L'appel lancé aux pouvoirs publics pour qu'ils agissent et tiennent leurs engagements s'appuie donc sur des résultats concrets rendus possibles par les efforts monétaires soutenus, rappelle l'ONUSIDA.

L'état de la pandémie

Le nombre de personnes vivant avec le VIH n'a jamais été aussi important. À la fin de 2010, pas moins de 34 millions de personnes vivaient avec le virus dans le monde. Cela représente une hausse de 17 % par rapport à 2001. Ces chiffres cachent toutefois de bonnes nouvelles : des traitements mieux ciblés et plus efficaces permettent aux personnes atteintes de vivre plus longtemps.

Une augmentation importante de l'accès au traitement antiviral permet de réduire le nombre de décès liés au sida. Par exemple, le nombre de décès relatifs au sida a chuté de 2,2 millions en 2005 à 1,8 million en 2010. Durant cette dernière année seulement, pas moins de 700 000 décès liés au sida ont été évités.

Cette hausse de l'accès aux traitements à base d'antirétroviraux limite aussi la charge virale et contre la transmission sexuelle, montrent de récentes recherches.

Le taux annuel de nouvelles infections a chuté de 21 % entre 1997 et 2010.

Au Canada, environ 65 000 personnes vivent avec le VIH.

Le plan 2011-2015 de l'ONUSIDA
  • Réduire de moitié la transmission du VIH par voie sexuelle
  • Éliminer les nouvelles infections chez les enfants
  • Dispenser un traitement à 15 millions de personnes vivant avec le VIH
  • Mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination
  • Remédier à la pénurie de fonds pour la lutte contre le sida