![]() Mise à jour le vendredi 22 juillet 2011 à 18 h 58 HAE Les dangers de l'exposition au soleil
Journalistes : Christine Limoges et Sophie-Hélène Lebeuf En 2009, près de 75 100 nouveaux cas de carcinomes et près de 5000 nouveaux cas de mélanomes ont été diagnostiqués au pays. La même année, près de 1200 personnes sont mortes de l'un ou l'autre de ces types de cancer. Types de cancer de la peauMélanome : type le plus grave de cancer de la peau se manifestant tout d'abord par un petit grain de beauté pigmenté. Le mélanome peut s'étendre localement et se propager rapidement à des organes éloignés. « C'est devenu exponentiel », résume le Dr Bernard Delisle, chef du service de dermatologie du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). « C'est le cancer numéro un en termes de fréquence et d'incidence, et c'est celui qui augmente le plus rapidement. » La majeure partie de la pratique du Dr Delisle est maintenant consacrée aux cancers de la peau, qu'il s'agisse de nouveaux cas, de suivis ou de lésions précancéreuses. Les personnes atteintes d'un mélanome ont principalement entre 25 et 40 ans, constate le Dr Marc Rhainds, médecin spécialisé dans la recherche sur les cancers de la peau à l'Institut national de santé publique du Québec. En quinze ans, le nombre de cas dans cette tranche d'âge a augmenté de 30 %. Les premières années de vie, une période critique Les chercheurs et les dermatologues insistent pour dire que les enfants, les adolescents et les jeunes adultes doivent se protéger davantage que les autres. Pourquoi? Notamment parce qu'entre 50 % et 80 % des expositions au soleil dans une vie surviennent avant l'âge de 20 ans.
En outre, les risques de développer un cancer de la peau sont plus élevés chez les personnes qui s'exposent aux rayons ultraviolets avant l'âge de 35 ans. Plus on est jeune, moins le système immunitaire est en mesure de réparer les coups de soleil, explique le Dr Rhainds. Le Dr Joël Claveau, dermatologue spécialisé dans le diagnostic du cancer de la peau, à Québec, précise pour sa part que les coups de soleil constituent des blessures beaucoup plus graves qu'on ne le croit, aux effets cumulatifs. « Ce qu'on observe, c'est un phénomène de latence concernant les dommages causés à notre peau », ajoute-t-il. Un coup de soleil important pris à 15 ou 20 ans va endommager le code génétique de nos cellules. C'est enregistré. Et avec les effets cumulatifs, des mutations vont se former et le cancer va se développer par la suite. Dr Joël Claveau Mélanomes et carcinomes Le mélanome, un cancer de la peau qui peut entraîner la mort, constitue sans aucun doute le cancer dont la progression est la plus rapide chez les adolescents et les jeunes adultes, autant au Québec qu'au Canada. Les mélanomes en chiffres au Canada (tous âges confondus)Nouveaux cas diagnostiqués: 85 % des cancers de la peau constituent des carcinomes Les carcinomes s'avèrent cependant plus fréquents. Ces cancers sont toutefois rarement mortels : 99 % des gens vont en guérir. « En termes d'impact sur l'aspect esthétique, ça fait des ravages aussi, même si les gens n'en décèdent pas », ajoute cependant le Dr Marc Rhainds. Lorsque les carcinomes doivent être retirés, ils peuvent causer de graves séquelles et ainsi entraîner « la perte de la moitié d'une joue, d'une oreille ou de la moitié du nez », indique le Dr Rhainds. Les campagnes de sensibilisation sont insuffisantes Il est « clair, net et précis » que le soleil est cancérigène, rappelle le Dr Rhainds. Depuis 30 ans, les études scientifiques le démontrent. Mais les représentants de la santé publique et les autorités médicales constatent que le message ne passe pas dans la population. Le Dr Rhainds compare la situation aux campagnes menées contre le tabagisme qui, elles, ont porté leurs fruits. Cependant, ajoute-t-il, lorsque la population n'est pas suffisamment informée, il y a des risques que l'exposition au soleil soit banalisée. « À mon avis, dit-il, il y a des efforts importants à effectuer au cours des prochaines années : des campagnes de masse répétées dans le temps, qui vont moduler le message. Mais, les efforts sont jusqu'à maintenant nettement insuffisants ». Les autorités médicales ne manquent pas de rappeler les meilleures façons de se protéger du soleil, mettant notamment en avant les bienfaits des crèmes solaires et leur importance. Avec les lotions solaires, analyse le Dr Daniel Barolet, dermatologue à Montréal, « il n'y a plus de raisons de dire qu'on a pris un coup de soleil. « Je pense que ça constitue l'arme numéro un contre les effets néfastes du soleil », explique le Dr Barolet. Quelques conseils pour mieux se protéger
Sources: Santé Canada, MSSS, Société canadienne du cancer L'histoire de MartinMartin, un résident de Québec qui souhaite préserver son anonymat, fait partie de ceux qui ont appris à la dure. Il se souvient d'avoir passé son enfance et son adolescence à la piscine et au bord de la mer, exposé au soleil, des journées entières, sans aucune protection.
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Hyperliens externes
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L'Association canadienne de dermatologie
Faites preuve de bon sens sous le soleil
Sur le site de la Société canadienne du cancer Le soleil et l'exposition aux UVSur le site de Santé Canada Prévention du cancer de peauSur le site de Santé Canada Danger! Le soleil pourrait avoir votre peauSur le site du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec L'indice UV et les prévisions localesSur le site de Santé Canada Chroniques
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