Toujours sans nouvelle du virus

VIH-sida-virus Le VIH  Photo :  iStock

L'homme séropositif et atteint de la leucémie qui avait subi une transplantation de cellules souches de la moelle osseuse il y a trois ans ne présente toujours aucune trace du VIH dans son sang.

Le donneur était porteur d'une mutation génétique lui conférant une protection naturelle contre le virus.

Le Dr Gero Hutter de l'hôpital universitaire de la Charité à Berlin et ses collègues affirment qu'aucun test sanguin mené sur son patient de 43 ans ne montre la présence du virus.

L'année dernière, 20 mois après la chirurgie, le médecin affirmait qu'il était trop tôt pour affirmer que l'homme était guéri, puisque le virus pourrait être présent, mais indétectable.

La mutation génétique du donneur ne se rencontre que dans 1 % de la population blanche, ce qui rend difficile la recherche de donneurs potentiels.

Ainsi, un tel traitement ne pourrait pas être généralisé à la totalité des quelque 33 millions de personnes infectées par le VIH sur la planète.

En outre, environ 30 % des patients ne survivent pas à une greffe de la moelle osseuse, ce qui rend ce type d'intervention encore plus risquée, d'autant plus que les antirétroviraux actuels sont efficaces pour contrôler le virus.

Il ne serait donc pas déontologique, selon les chercheurs, de soumettre des malades à un traitement aussi extrême.

« Il faut beaucoup plus de recherches pour essayer de reproduire ce résultat sans mettre des vies en danger. » — Karen Tashima, Miriam Hospital

L'espoir

Néanmoins, les chercheurs affirment que ces travaux montrent qu'un traitement contre le VIH/sida est possible et donnent de l'espoir aux dizaines de personnes qui travaillent à combattre le fléau.

Ainsi, le défi actuel est de transposer ce traitement dans des formes moins dangereuses.

Le Dr David Baltimore, prix Nobel de médecine en 1975, est enthousiasmé par ces résultats, publiés dans la revue Blood. Il a même créé une entreprise de biotechnologie qui développe ses propres traitements anti-sida par cellules souches, à l'image de la technique utilisée avec l'Américain.

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