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Les conséquences d'un infarctus du myocarde ne se limitent pas seulement au coeur. Des chercheurs québécois ont montré qu'elles affectent également le cerveau.
L'équipe du Dr Roger Godbout a démontré qu'une crise cardiaque provoque aussi la destruction de neurones dans le tronc cérébral, ce qui peut causer de l'insomnie, particulièrement au moment du sommeil paradoxal.
Les médecins remarquent depuis des décennies que les personnes qui subissent une crise cardiaque présentent des problèmes d'insomnie, mais ils expliquaient ces problèmes par le stress.
le sommeil est considéré comme un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires et la récupération qu'il permet est l'un des éléments essentiels dans la rémission.
Les travaux ont permis d'établir que, dans les deux semaines qui suivent un infarctus, les périodes de sommeil paradoxal sont moins fréquentes et de moins longue durée.
Les chercheurs ont aussi constaté que les neurones qui contrôlent le sommeil paradoxal sont moins nombreux, en raison d'un phénomène d'autodestruction des cellules appelé apoptose.
Des travaux réalisés dans le passé par la même équipe avaient permis d'établir que l'infarctus affecte également une zone du cerveau responsable de l'humeur, ce qui explique de nombreux cas de dépression.
Selon M. Godbout, cette étude illustre l'importance d'intervenir rapidement, dès les jours qui suivent l'infarctus, et avant même l'apparition des premiers signes d'insomnie, tout comme ceux de la dépression.
Le détail de cette étude est publié dans la revue Sleep.
En septembre dernier, les travaux de chercheurs britanniques avaient démontré que le vaccin contre la grippe saisonnière réduisait le risque d'avoir un premier infarctus du myocarde.