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La mauvaise qualité de l'air a déjà été associée à des problèmes de santé, comme l'asthme et les problèmes cardiaques.
Les femmes qui habitent dans des zones urbaines où la circulation routière est très intense courent deux fois plus de risques de recevoir un diagnostic de cancer du sein, montre une étude québécoise.
Une étude menée conjointement par des chercheurs des universités McGill et de Montréal montre que les femmes qui habitent dans des zones urbaines où la circulation routière est très intense courent deux fois plus de risques de recevoir un diagnostic de cancer du sein.
Le dioxyde d'azote, gaz produit par les véhicules, pourrait être en cause dans l'augmentation du risque de développer ce cancer, qui est la deuxième principale cause de décès lié au cancer chez la femme.
Des cartes détaillées de la pollution de l'air dans diverses parties de la ville de Montréal, en 1996 et 10 ans plus tôt, ont été utilisées pour étudier le lien entre la pollution atmosphérique et le cancer du sein.
Les chercheurs ont ensuite jumelé ces cartes à l'emplacement du domicile des femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein et ayant participé à une étude menée en 1996-1997.
Les résultats sont clairs : l'incidence de cancer du sein était nettement supérieure dans les zones où la pollution atmosphérique était plus élevée.
Précautions
Le Dr Goldberg appelle à la prudence. Selon lui, ces données doivent être interprétées avec beaucoup de précautions, puisqu'elles ne signifient pas que le NO2 cause le cancer du sein.
En fait, ce gaz n'est pas le seul polluant que génèrent les automobiles et les camions. Le dioxyde d'azote n'est qu'un marqueur et non l'agent cancérigène en tant que tel, note-t-il. Le NO2 est également associé à d'autres gaz, particules et composés reliés à la circulation automobile, dont certains sont connus comme étant cancérigènes.
D'autres détails peuvent aussi influer sur les résultats, qui ne sont pas à l'abri d'erreurs.
Ce n'est pas la première étude qui tend à montrer un lien entre le cancer et la pollution atmosphérique, mais les chercheurs ne peuvent toujours pas établir avec certitude que la pollution atmosphérique conduit à l'apparition du cancer du sein.
Les chercheurs veulent toutefois examiner plus en détail ce lien éventuel puisqu'il aurait des retombés importantes sur la santé publique. Si ce lien est confirmé, les autorités devront certainement adopter des mesures pour réduire la pollution atmosphérique liée à la circulation routière dans les zones résidentielles.