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PC/Ryan Remiorz
Le bilan de la fusillade survenue au Collège Dawson le 13 septembre 2006 faisait état de deux morts et de nombreux blessés.
Près de 30 % des étudiants et professeurs présents auraient par la suite souffert de stress post-traumatique, de dépression, de dépendance à l'alcool ou de phobie sociale, montre une étude des effets psychologiques de la fusillade du 13 septembre 2006.
Une étude conjointe du Centre universitaire de santé McGill et de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, menée auprès de 950 étudiants et employés du Collège pendant trois ans, montre que le nombre victimes de l'événement est beaucoup plus élevé.
La fusillade aurait eu un impact important dans la vie de nombreuses personnes présentes. Ainsi, près de 30 % des étudiants et professeurs qui étaient dans le campus lors de la tuerie auraient souffert de différents traumatismes psychosociaux, dont :
Sans surprise, l'étude montre également que plus une personne était près des évènements, plus elle courait des risques de traumatismes.
Les gens qui avaient des troubles mentaux préexistants ont vécu des difficultés jusqu'à 18 mois après la fusillade.
En outre, environ 13 % de la population du collège a cherché de l'aide après la fusillade, alors que 14 % a consulté des sites Internet portant sur la santé mentale.
Les auteurs notent donc que plusieurs personnes ayant subi des conséquences psychologiques n'ont pas cherché à obtenir de l'aide.
Les chercheurs ont produit, en tout, quatre rapports qui font également l'analyse détaillée des événements et de la réponse des services d'urgence.
Ils proposent un plan d'intervention visant à se préparer à de tels événements, à tenter de les prévenir et à réagir efficacement lorsqu'ils surviennent.