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La première preuve directe de l'importance du stress chronique dans la survenue d'une crise cardiaque a été apportée par des chercheurs ontariens.
Le risque cardiaque peut être détecté dans les cheveux d'une personne six mois avant une crise, découvrent des chercheurs ontariens. La raison : le stress entraîne la formation de cortisol dans le sang, une substance qui s'accumule aussi dans les cheveux.
Le stress au travail, les problèmes conjugaux et les ennuis financiers sont identifiés depuis des décennies comme étant des facteurs de risque de contracter des maladies cardiovasculaires, comme la crise cardiaque. Toutefois, la médecine n'avait pas de moyen de mesurer le stress chronique.
Les chercheurs Gideon Koren et Stan Van Uum de l'Université Western Ontario en ont trouvé un en analysant le niveau de cortisol, l'hormone du stress, dans les cheveux des hommes.
À ce jour, la présence du cortisol avait était mesurée dans l'urine, le sang ou la salive. Ces liquides corporels reflètent le niveau de stress des dernières heures ou des derniers jours et ne montraient donc pas la réponse au stress sur une longue période.
C'est précisément ce que permet le test capillaire, qui donne pour la première fois un marqueur biologique objectif et comparable du rôle du stress chronique dans les accidents vasculaires.
Pour arriver à cette conclusion, les auteurs de l'étude ont comparé des cheveux de 56 hommes admis à l'hôpital après une crise cardiaque avec ceux de 56 autres qui n'avaient pas subi de crise. Ils se sont aperçus que le niveau de cortisol était nettement plus élevé chez les patients touchés par une crise cardiaque.
Quelques facteurs augmentent le risque d'accident vasculaire comme :
Ces risques ont été rencontrés dans les deux groupes, ce qui démontre, selon les auteurs des travaux, que le niveau de cortisol est le meilleur indicateur d'une crise cardiaque à venir.
D'autres recherches menées sur un plus grand échantillon doivent maintenant être réalisées pour établir la précision d'un éventuel test qui permettra aux médecins de mieux prendre en compte le stress chronique pour traiter les personnes à risque.
Le détail de ces travaux est publié dans le journal Stress.