(archives)
©
iStockphoto
À la suite des recommandations d'un groupe d'experts, la ministre de la Santé Leona Aglukkaq décide de ne pas procéder dans l'immédiat à des essais cliniques pancanadiens de la controversée technique de déblocage proposée par le Dr Paolo Zamboni.
Le nouveau traitement contre la sclérose en plaques du médecin italien Paolo Zamboni n'est pas sur le point d'être disponible au Canada, malgré l'espoir qu'il suscite chez les quelque 75 000 Canadiens atteints de la maladie.
La ministre de la Santé Leona Aglukkaq a décidé, à la suite des recommandations d'un groupe d'experts, de ne pas procéder dans l'immédiat à des essais cliniques pancanadiens de la technique de déblocage veineux par angioplastie.
Les chercheurs estiment que l'innocuité et l'efficacité de la procédure doivent d'abord être démontrées et que l'existence d'un lien entre l'obstruction veineuse et la maladie doit aussi être confirmée avant d'aller de l'avant.
En juin dernier, sept études ont été commandées par la Société canadienne de la sclérose en plaques et son homologue américain, au coût de 2,4 millions de dollars.
L'objectif est d'étudier en profondeur le lien entre les veines bloquées et la sclérose en plaques. À l'heure actuelle, les experts sont incapables de déterminer si un blocage vasculaire cause la sclérose en plaques ou si c'est une conséquence de la maladie.
Les études commanditées par la Société de la sclérose en plaques seront terminées d'ici deux ans, mais il sera possible de commencer des essais cliniques avant la fin des études, si cela était jugé nécessaire.
L'espoir d'une guérison
Le traitement proposé par le Dr Zamboni suscite beaucoup d'espoir chez les personnes atteintes de sclérose en plaques un peu partout dans le monde.
De nombreux Canadiens se sont d'ailleurs rendus en Europe de l'Est ou en Asie pour recevoir le traitement et ont ainsi déboursé d'importantes sommes d'argent.
Selon la théorie du Dr Zamboni, le blocage de veines de la nuque est relié à la sclérose en plaques, et les dégager à l'aide d'un petit ballon ou d'une prothèse vasculaire permet de traiter la maladie.
Les connaissances actuelles permettent d'établir qu'il s'agit d'une maladie neurologique et auto-immune, dont la cause fait encore l'objet de nombreux débats.