De l'influence des saisons

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Une colonne vertébrale   © Centre hospitalier universitaire de Dijon

Les saisons pourraient-elles influer sur l'apparition de la sclérose en plaques? Des chercheurs américains pensent que oui, la maladie serait, selon leurs travaux, beaucoup plus active au printemps et en été.

Des chercheurs américains affirment que la sclérose en plaques serait plus active au printemps et en été, une période durant laquelle les lésions cérébrales dues à cette maladie se produiraient deux à trois fois plus fréquemment que dans le reste de l'année.

Le Dr Dominik Meier et ses collègues, de l'Hôpital Brigham and Women à Boston, ont découvert que les lésions cérébrales résultant de cette maladie se produisent deux à trois fois plus fréquemment durant cette période que dans le reste de l'année.

« Notre étude a montré que le nombre de nouvelles lésions détectées par des scanneurs du cerveau a été deux à trois fois plus élevé de mars à août qu'au cours des autres mois de l'année. » — Dr Dominik Meier

Durant ces travaux, les chercheurs ont comparé des scanneurs du cerveau de 44 participants. Ces tests ont été effectués de 1991 à 1993, et les conditions météorologiques, comme les températures quotidiennes et les radiations solaires, ont été prises en note.

Les auteurs de cette recherche affirment ainsi que des températures plus chaudes et de plus fortes radiations solaires sont liées à une plus grande intensité de la sclérose en plaques. Aucun lien n'a toutefois été établi entre une aggravation de la maladie et les précipitations.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Neurology.

Jusqu'à récemment, la sclérose en plaques était décrite comme une maladie neurologique et auto-immune caractérisée par la destruction progressive de l'enveloppe protégeant les nerfs du cerveau et de la moelle épinière dont la cause précise est inconnue.

Certains facteurs génétiques et environnementaux joueraient un rôle dans son développement.

Une carence en vitamine D dans les zones géographiques peu ensoleillées pourrait aussi en être serait la cause.

La théorie du Dr Zamboni

En novembre dernier, un médecin italien affirmait que la sclérose en plaques était plutôt liée à un rétrécissement de certaines veines du cerveau et qu'elle pouvait être traitée par une simple opération.L'annonce du Dr Paulo Zamboni avait créé beaucoup d'espoir chez les personnes atteintes par la maladie qui touche 75 000 Canadiens.

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