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Un facteur de risque génétique lié aux formes courantes de la migraine a été identifié pour la première fois par une équipe internationale de chercheurs. Ainsi, cette petite variation de l'ADN augmenterait de 20 % le risque d'avoir des migraines.
Pour la première fois, des chercheurs identifient une variation génétique liée aux formes courantes de la migraine qui augmenterait de 20 % le risque d'en souffrir. Ils espèrent maintenant que leurs travaux mèneront à un traitement efficace.
Pour en arriver à cette conclusion, les auteurs des travaux ont examiné le profil génétique de plus de 50 000 personnes. Ils ont ainsi pu établir une comparaison entre les migraineux et les autres.
La découverte
La variation génétique, appelée « rs1835740 », est située sur le chromosome 8 entre deux gènes (PGCP et MTDH/AEG-1).
Cette mutation régule le niveau du glutamate qui sert de messager entre les neurones. Cette découverte laisse donc penser que l'accumulation de glutamate à la jonction des neurones aurait un rôle déclencheur des crises de migraine. Si cette hypothèse se confirme, le simple fait d'empêcher cette accumulation représenterait une nouvelle cible thérapeutique.
En outre, cette variation altère le gène MTDH/AEG-1, qui affecte ensuite un gène, le EAAT2. Ce dernier contrôle la production d'une protéine qui permet d'évacuer le glutamate des jonctions nerveuses cérébrales. Cette protéine a déjà été associée à l'épilepsie, à la schizophrénie et à divers troubles anxieux.
Les auteurs des travaux veulent maintenant pousser leurs recherches plus loin afin de confirmer ces résultats.
Le détail de cette étude est publié dans le journal Nature Genetics.