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Une simple invention pourrait bientôt changer la vie de milliers de personnes handicapées motrices.
Un appareil fonctionnant grâce à la pression exercée par la respiration par le nez est mis au point par des chercheurs israéliens. Selon eux, l'invention aidera les personnes qui ont un handicap moteur à écrire ou à piloter leur fauteuil roulant.
Un appareil qui fonctionne grâce à la pression exercée par la respiration nasale a été mis au point par des chercheurs israéliens de l'Institut Weizmann.
Le Pr Noam Sobel et ses collègues soutiennent que leur invention aidera éventuellement les personnes qui ont un handicap moteur à écrire, à piloter leur fauteuil roulant et à naviguer sur Internet.
L'appareil fonctionne grâce à la pression exercée par la respiration par le nez, qui fait appel au voile du palais, contrôlé par les nerfs crâniens, qui sont habituellement toujours fonctionnels après une blessure grave.
L'appareil est un petit tuyau installé à l'entrée de la narine et connecté à un senseur qui mesure la pression. Il ressemble aux tubes utilisés pour administrer de l'oxygène aux patients dans les hôpitaux. Les personnes en bonne santé qui l'ont testé ont rapidement été capables de jouer à des jeux sur ordinateur et d'écrire en utilisant leur respiration.
Les chercheurs ont ensuite testé leur invention auprès de personnes tétraplégiques qui avaient des facultés mentales intactes. L'une d'elles, après avoir appris à renifler pendant trois semaines, a pu écrire des textes et communiquer avec sa famille.
Une femme qui souffre de sclérose en plaques sévère a pu écrire pour la première fois depuis 10 ans, apprendre à bouger un curseur sur un écran d'ordinateur, et elle utilise maintenant l'appareil pour envoyer des courriels, rapporte M. Sobel.
Les chercheurs ont aussi adapté l'appareil afin qu'il puisse être utilisé pour piloter un fauteuil roulant électrique. Après 15 minutes d'entraînement, un tétraplégique a utilisé le contrôleur de respiration pour piloter un fauteuil électrique avec précision.
La technologie est toujours au stade de développement. Les chercheurs, qui ont obtenu un brevet, affirment que s'il parvient au stade de la production de masse, l'appareil ne devrait pas coûter plus de 10 ou 20 $ puisqu'il ne s'agit que d'un bout de plastique.
Le détail de ces travaux est publié dans les annales de l'académie américaine des sciences (PNAS).