L'amour d'une maman donne confiance

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et BBC
Une mère et sa fille Les chercheurs notent cependant que trop, c'est comme pas assez. Il faut savoir doser, particulièrement à l'adolescence.   © iStockphoto

Les bébés chouchoutés font des adultes moins stressés. Les étreintes, caresses, baisers et autres déclarations d'amour favorisent la résilience émotionnelle une fois adulte et rendent moins vulnérable au stress, ont démontré des chercheurs américains.

L'affection donnée par les mères aux bébés durant les premiers mois après la naissance les rend plus aptes à affronter le stress de la vie adulte, montrent des chercheurs américains.

La Dre Joanna Maselko et ses collègues de l'Université Duke ont suivi 482 personnes des premiers mois de leur vie jusqu'à l'âge adulte.

Ils ont comparé des données sur la relation des bébés de 8 mois avec leur mère et d'autres sur leur fonctionnement émotionnel, mesuré par des tests, à l'âge de 34 ans.

Les chercheurs voulaient vérifier la thèse selon laquelle les liens affectifs forts dans la petite enfance fournissent une base solide pour affronter les problèmes de la vie. À ce jour, les recherches reposaient seulement sur des souvenirs d'enfance et sur des faits recueillis pendant les premières années de la vie.

L'étude

La qualité de l'interaction des bébés avec leur mère à l'âge de 8 mois a été évaluée par un psychologue, qui a noté les réactions d'affection et d'attention de la mère quand le bébé était soumis à des tests de développement et sa réaction à sa performance.

Les données du psychologue montraient qu'il existait un bas niveau d'affection maternelle à l'égard du bébé dans un cas sur dix. Dans 85 % des cas, le niveau d'affection était normal, et il était élevé dans 6 % des cas.

Le second test a été mené à l'âge de 34 ans, sur la base d'une liste de symptômes révélateurs d'anxiété et d'hostilité et, plus généralement, de mal de vivre.

La conclusion est claire : ceux à qui les mères avaient manifesté beaucoup d'affection quand ils avaient 8 mois avaient les niveaux d'anxiété, d'hostilité et de mal de vivre les plus bas.

Les chercheurs n'ont pas noté, toutefois, de différence entre les enfants ayant reçu un niveau d'affection bas et ceux ayant reçu un niveau normal. Cette réalité s'expliquerait par l'absence d'interactions négatives dans l'échantillon observé, notent les auteurs.

Pour les chercheurs, ces travaux confirment que les expériences vécues dans la petite enfance influent sur la vie adulte et peuvent produire des vulnérabilités latentes.

Le détail de cette étude est publié dans le Journal of Epidemiology and Community Health.

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