Marche sur le thème des droits humains et du VIH lors de la conférence de Vienne
Photo : AFP/SAMUEL KUBANI
Au terme de la conférence sur le VIH/sida de Vienne, l'une des découvreuses du VIH a lancé un appel à la mobilisation.
La Française Françoise Barré-Sinoussi, co-Prix Nobel de médecine pour la découverte du VIH, estime qu'il faut que les intervenants se mobilisent pour que les politiciens tiennent leurs promesses en matière de financement.
La Française Françoise Barré-Sinoussi, co-Prix Nobel de médecine 2008, a estimé qu'il fallait se mobiliser pour que les politiciens tiennent leurs promesses.
La Pre Françoise Barré-Sinoussi en 2008
En entrevue à l'AFP, la chercheuse a dressé un bilan de la rencontre. Elle a affirmé que l'intégration du traitement dans la prévention était l'un des grands messages de cette conférence. Selon elle, il est clair qu'on ne peut plus parler de traitement uniquement, les deux étant maintenant inséparables.
Elle a souligné l'arrivée de nouveaux outils qui pourront être associés pour réduire l'incidence de l'infection dans l'avenir.
La Pre Barré-Sinoussi a souligné que certaines études présentées lors de la conférence représentaient des percées importantes, comme la démonstration de l'efficacité d'un gel microbicide.
Sur une note moins positive, la scientifique a rappelé que l'accès universel au traitement ne sera pas réalisé en 2010, contrairement aux annonces faites.
Le gel microbicide
Photo : AFP/SAMUEL KUBANI
L'Onusida estime qu'environ 25 milliards de dollars sont nécessaires en 2010 pour combattre le VIH/sida dans les pays les plus pauvres seulement. À l'heure actuelle, il manque quelque 11,3 milliards de dollars.
La scientifique militante regrette particulièrement qu'il n'y ait pas eu de politiciens des pays de l'ex-URSS, où l'infection gagne du terrain.