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AFP/Alexandre Joe
Le fait de commencer très tôt une thérapie contre le VIH/sida chez les personnes sous traitement antituberculeux réduirait la mortalité de 34 % et éviterait 150 000 décès par an, affirment des chercheurs français.
Des chercheurs français estiment que commencer très rapidement le traitement contre le VIH/sida chez les personnes sous traitement antituberculeux réduirait la mortalité de 34 % et éviterait 150 000 décès par an.
Rappelons que la tuberculose est la co-infection la plus fréquente chez les personnes vivant avec le VIH.
Les dernières estimations publiées en 2008 montraient que 1,37 million de personnes étaient atteintes de cette double infection, qui a fait 456 000 morts.
Les traitements pour ces deux infections peuvent agir de pair, mais aucune étude n'avait encore établi quand il convenait de commencer le traitement contre le VIH/sida.
Un essai effectué au Cambodge sur 661 patients pendant 26 mois par l'Agence nationale française de recherches sur le sida et l'institut américain de la santé a montré que le plus tôt était le mieux.
D'ailleurs, les directives de l'Organisation mondiale de la santé recommandent depuis mardi de traiter le patient co-infecté TB/VIH le plus tôt possible dans l'intervalle de huit semaines.