Non coupable, mais toujours soupçonné

Téléphone cellulaire   © AFP/Justin Sullivan/Getty Images

La plus importante étude menée à ce jour sur le lien entre l'utilisation du téléphone portable et certains cancers du cerveau n'a pas montré de liens clairs.

Les auteurs de la plus vaste étude menée à ce jour sur la relation entre le téléphone portable et certains cancers du cerveau ne peuvent conclure à un risque accru. Mais ils estiment que d'autres travaux doivent être menés pour le confirmer hors de tout doute.

Les résultats de l'étude Interphone de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) laissent toutefois penser que les grands utilisateurs de téléphones portables courent un risque accru.

Certaines données montrent en effet un risque de gliome de 40 % supérieur et un risque de méningiome de 15 % supérieur chez les participants qui ont déclaré une utilisation fréquente et habituellement du même côté de la tête que la tumeur.

Les auteurs de la recherche, en partie financée par les compagnies de téléphones, affirment toutefois que les distorsions et les erreurs limitent la force des conclusions et empêchent d'établir une interprétation causale.

« L'étude ne met pas en évidence un risque accru, mais on ne peut conclure qu'il n'y a pas de risque, car il y a suffisamment de résultats qui suggèrent un risque possible. » — Elisabeth Cardis

L'utilisation du portable s'est beaucoup répandue depuis le début de cette étude en 2000, particulièrement chez les jeunes. Cette forte augmentation est toutefois tempérée par la diminution des émissions, l'utilisation des textos et des appareils mains libres.

Les chercheurs veulent maintenant mener une autre enquête sur 30 ans auprès de 250 000 personnes.

Le détail de ces travaux est publié dans l'International journal of epidemiology.