Diminuer les effets secondaires

Les mains d'une personne âgée   © iStockphoto

Des tremblements et une rigidité musculaire sont les principaux symptômes de la maladie de Parkinson.

En restaurant la production d'une certaine protéine liée à la dopamine, des chercheurs français affirment avoir observé une amélioration des symptômes parkinsoniens chez des animaux.

Des chercheurs français des universités Bordeaux 1 et 2 affirment qu'ils ont découvert un moyen de diminuer ces effets en restaurant la production d'une protéine, la GRK6, qui contrôle le circuit des récepteurs de la dopamine.

Ces résultats ont été obtenus chez le rat et le singe dans un modèle expérimental de la maladie neurodégénérative.

La maladie de Parkinson touche le système nerveux central. Elle se caractérise par des troubles moteurs dus à un manque de dopamine dans le cerveau. À l'heure actuelle, cette carence est comblée par un traitement à base de la substance « L-dopa ».

Des effets secondaires gênants, comme des spasmes, apparaissent toutefois après quelques années.

Les présents travaux montrent que la surexpression de la GRK6 cause une nette diminution des effets négatifs et restaure ainsi les effets thérapeutiques de la L-dopa.

« Cette avancée montre que nous nous intéressons à la bonne molécule. Mais nous sommes conscients que la technique que nous avons utilisée ne sera pas rapidement accessible en routine chez l'homme. Nous avons donc d'autres idées pour proposer des solutions adaptées aux patients parkinsoniens. » — Erwan Bezard, INSERM

L'une des avenues empruntées dans les prochains mois sera d'étudier toutes les petites molécules qui pourraient reproduire l'action de cette protéine.

Le détail de ces travaux est publié dans le Science translational medicine.

Le parkinson touche 100 000 Canadiens. Ce nombre devrait doubler au cours des deux prochaines décennies, estime la Société Parkinson Canada.

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