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Des travaux réalisés aux universités de Montréal et McGill ont permis, pour la première fois, de combiner deux techniques d'imagerie cérébrale afin de tracer un portrait plus détaillé et plus précis du cerveau des personnes autistes.
Des chercheurs des universités de Montréal et McGill combinent deux techniques complémentaires d'imagerie cérébrale qui permettent de tracer un portrait plus détaillé et plus précis de l'anatomie du cerveau des personnes autistes.
Cette démarche analytique laisse voir des différences structurelles dans certaines aires du cerveau et fournit des indications importantes sur ce trouble envahissant du développement. Elle pourra être utilisée pour détecter des marqueurs permettant un traitement et des stratégies thérapeutiques précoces.
Les personnes qui développent ce trouble présentent des difficultés avec l'interaction sociale et la communication. Ils se referment régulièrement dans des comportements répétitifs, entraînant l'isolement et des problèmes psychiques.
À ce jour, des différences dans la structure du cerveau ont été associées à l'autisme, mais les recherches ne concordent pas.
Selon les chercheurs montréalais, la double démarche analytique permet d'observer en détail les différences dans des zones du cerveau impliquées dans les principales caractéristiques de l'autisme, comme la communication sociale et les comportements répétitifs.
Leur nouvelle méthode donne ainsi une mesure directe de la matière grise. L'analyse a permis d'observer des différences dans la matière grise dans des régions du cerveau liées à l'interaction sociale et à la communication, mais aussi dans des régions jouant un rôle dans les comportements répétitifs et dans le comportement empathique.
En outre, les travaux ont permis de constater une augmentation de la matière grise dans le cortex visuel des autistes et, pour la première fois, dans le cortex auditif primaire.