Comme une drogue

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Un repas de restauration rapide   © iStockphoto

La mauvaise alimentation agirait-elle sur le cerveau comme la cocaïne?

Les mêmes régions du cerveau sont impliquées dans la consommation compulsive de nourriture hautement calorique et dans la dépendance aux drogues, affirment des chercheurs américains.

Une expérience menée sur des rats par des chercheurs américains montre que les mêmes régions du cerveau sont impliquées dans la consommation compulsive de nourriture hautement calorique et dans la dépendance aux drogues.

En fait, les Drs Paul Johnson et Paul Kenny de l'Institut Scripps ont montré que l'équilibre chimique des circuits de récompense se détériorait progressivement et répondait de moins en moins dans un cas comme dans l'autre, ce qui amène une augmentation de la consommation.

Pour en arriver à cette constatation, les chercheurs ont donné régulièrement à des rats de la nourriture hautement calorique (comme du bacon et du chocolat) en plus de leur nourriture habituelle beaucoup plus saine.

Les rongeurs ont développé l'habitude de se suralimenter de façon compulsive. Ainsi, en consommant davantage de nourriture grasse et calorique, ils sont rapidement devenus obèses.

Ce qui établit clairement que la malbouffe peut causer une dépendance, notent les chercheurs.

« L'étude présente la preuve la plus précise et la plus rigoureuse que la dépendance aux drogues et l'obésité sont fondées sur les mêmes mécanismes neurobiologiques sous-jacents. » — Paul Kenny

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