La sexualité précoce montrée du doigt

Des adolescents s'embrassent  Photo :  iStockphoto

Plus les adolescentes ont leurs premières relations sexuelles tôt, plus elles ont de risque de développer un cancer du col de l'utérus, montre une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Les adolescentes qui ont leurs premières relations sexuelles très jeunes doublent leur risque de développer un cancer du col de l'utérus, montre une étude internationale menée auprès de 20 000 femmes.

En fait, les travaux réalisés par ce centre affilié à l'Organisation mondiale de la santé permettent d'établir que les jeunes filles des milieux défavorisés, qui ont en moyenne des relations sexuelles quatre ans plus tôt que les jeunes filles de milieux aisés, présentent deux fois plus de risque de développer un cancer du col de l'utérus.

Certains chercheurs avançaient que la différence entre les deux milieux était peut-être causée par des examens de dépistage moins fréquents dans les zones les plus pauvres, mais la cause même demeurait inconnue.

Cette hypothèse était basée sur le fait que les niveaux d'infection au VPH, responsable de la majorité des cas de ce type de cancer, semblaient similaires d'un groupe à l'autre.

Cette étude menée auprès de 20 000 femmes montre plutôt qu'une vie sexuelle précoce et active modifierait le potentiel cancérigène de l'infection au VPH.

L'âge auquel une femme a son premier bébé est également un élément de risque.

Le détail de ces travaux sont publiés dans le British Journal of Cancer.

Le cancer du col de l'utérus tue 240 000 femmes par an dans le monde, dont environ 380 Canadiennes.

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