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Science et santé

VIH/Sida

L'OMS revoit son approche

Mise à jour le mardi 1 décembre 2009 à 11 h 08

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Photo: OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) conclut, à la lumière de nouvelles données scientifiques, que les personnes séropositives doivent être traitées plus rapidement aux médicaments antirétroviraux.

Il ne faut pas attendre, dit en somme l'agence onusienne, que le système immunitaire des patients soit complètement déprimé.

L'OMS recommandait jusqu'ici aux autorités de la santé des pays du monde de recourir à la trithérapie lorsque le sang d'une personne atteinte contenait 200 cellules CD4 par millimètre cube de sang.

Elle croit maintenant que les traitements doivent commencer lorsque le taux est de 300 cellules/mm3, ce qui correspond souvent, dit l'OMS, au moment où apparaissent des symptômes dus à l'infection par le VIH.

« Auparavant le traitement était commencé quand l'immunité de la personne était trop basse, et la personne pouvait mourir très vite », explique la directrice intérimaire des programmes antisida de l'OMS, l'Éthiopienne Teguast Guerma.

Le saviez-vous?

Toutes les personnes séropositives n'ont pas nécessairement le sida. Pour attraper une des maladies typiques du syndrome d'immunodéficience acquise, il faut que le virus ait suffisamment affaibli le système immunitaire de la personne.

Afin d'empêcher une telle évolution, la science a inventé des cocktails de médicaments, les trithérapies, qui maintiennent la vigueur du système immunitaire.

Cette vigueur se mesure par la proportion de lymphocytes T contenant à leur surface la protéine CD4. Les lymphocytes T sont des globules blancs du sang qui ont pour rôle de combattre les infections.

L'OMS y va aussi de nouvelles recommandations pour réduire la transmission du sida d'une mère à son enfant. Elle soutient qu'une femme enceinte devrait utiliser des médicaments antirétroviraux de la 14e semaine de grossesse jusqu'à la fin de l'allaitement.

Elle préconisait auparavant d'administrer ces médicaments à compter de la 28e semaine. Cette nouvelle recommandation s'appuie sur plusieurs essais cliniques qui ont démontré l'efficacité des antirétroviraux pour prévenir la transmission de la maladie.

Dans de tels cas, précise l'OMS, l'allaitement devrait se poursuivre jusqu'à ce que l'enfant ait un an, à condition que la mère porteuse du virus ou l'enfant prenne des antirétroviraux lors de cette période.

Les nouvelles recommandations signifient qu'il faudrait traiter de 3 à 5 millions de plus de sidéens dans le monde. « Nous sommes très réalistes que tous les pays ne vont pas mettre en oeuvre immédiatement ces recommandations », admet d'emblée la Dre Guerma.

À l'heure actuelle, seule la moitié des 9,5 millions de sidéens a accès à la trithérapie selon les anciennes normes.

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Rapport Onusida

Quelque 25 millions de personnes sont mortes et 60 millions ont été infectées du sida depuis l'apparition de la maladie mais, le nombre de nouvelles infections a baissé.

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