![]() Médecine regénérative Les tissus d'un pénis recréés en laboMise à jour le mardi 10 novembre 2009 à 12 h 25
Des cellules créées en laboratoire ont été utilisées pour remplacer complètement les tissus érectiles de lapins. Cette première réalisée par l'équipe du Pr Anthony Atala de l'Université Wake Forest, aux États-Unis, est une percée importante qui permet d'espérer éventuellement la mise au point de traitements contre les anomalies congénitales, le cancer du pénis, les blessures, et la dysfonction érectile. Les lapins ayant reçu les tissus ont retrouvé leurs fonctions sexuelles normales et ont été capables de se reproduire. Évidemment, plus d'études seront nécessaires avant de transposer cette percée sur les hommes, mais ces résultats sont encourageants et permettent de croire que la technologie actuelle présente le potentiel nécessaire pour permettre une reconstruction du pénis humain. — Pr Anthony Atala Les chercheurs affirment que reconstruire le tissu érectile représente un défi en raison de la structure complexe de ces cellules, mais aussi de leur fonction particulière. Jusqu'à présent, plusieurs avenues de traitements ont été explorées, mais toujours avec un succès mitigé. Cette équipe de recherche n'en est pas à ses premiers succès dans la création de tissus en laboratoire. Elle a déjà créé des vessies humaines qu'elle a implantées dans le corps de patients. Dans un premier temps, le Pr Atala et ses collègues ont produit de courts segments de tissu érectile. Dans un deuxième temps, ils ont cultivé des muscles lisses et des cellules endothéliales du tissu érectile du rongeur. Ces cellules ont ensuite été multipliées et utilisées, en un échafaudage 3D qui a été implanté dans le pénis de l'animal. Des tissus érectiles avec des vaisseaux sanguins structurés ont commencé à se former un mois après la transplantation. Le secret de cette réussite tiendrait, selon les chercheurs, au fait que les cellules ont été injectées dans l'échafaud à des moments différents, ce qui a permis de mieux se fixer à la structure. Le détail de ces travaux est publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Au Canada, environ 34 % des hommes vivent régulièrement une dysfonction érectile. Elle est courante chez les hommes de plus de 65 ans, mais elle peut également survenir chez les hommes d'âge moyen, et même chez les plus jeunes. (source: Collège des médecins de famille du Canada)
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Laboratory-Grown Replacement of Penile Erectile Tissue In Animals Suggests Potential to Benefit Patients (en anglais)
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