Démystifier la sclérose latérale amyotrophique (SLA)
Une enzyme aide à ralentir la progression de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) chez la souris, affirment des chercheurs américains.
Cette maladie neurologique, qui s'attaque graduellement aux muscles et aux nerfs, est également connue sous le nom de maladie de Charcot ou de Lou Gehrig. Elle touche environ 3000 Canadiens et cause habituellement la paralysie et la mort de la personne atteinte dans les 2 à 5 ans suivant sa détection.
L'astrophysicien Stephen Hawking est atteint de la SLA.
Photo : AFP/Shaun Curry
Le Dr Berislav Zlokovic et ses collègues de l'Université de Rochester ont découvert que l'enzyme appelée Protéine C activée, ou drotrécogine, permet de ralentir la mort des cellules nerveuses chez des souris auxquelles on avait inoculé l'équivalent d'une forme particulièrement agressive de la maladie.
Cette découverte a même permis de prolonger la vie des rongeurs d'environ 25 %.
La drotrécogine est une enzyme proche de celle utilisée pour traiter des septicémies graves.
En outre, elle a allongé le temps durant lequel les souris étaient capables de fonctionner normalement malgré le fait qu'elles montraient des symptômes de la maladie, qui est incurable.
Les chercheurs veulent mener d'autres tests sur des animaux avant de le faire sur des humains. Ils espèrent pouvoir procéder à des essais cliniques d'ici cinq ans.
Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Clinical Investigation.