![]() Cancer du sein Avancée majeure de chercheurs canadiensMise à jour le jeudi 8 octobre 2009 à 9 h 08
Pas de géant dans le domaine de la recherche contre le cancer: des scientifiques canadiens ont décodé l'ADN d'une tumeur cancéreuse du sein et ont identifié les mutations génétiques responsables de sa propagation dans différentes parties du corps. Cette percée a été réalisée au Centre du cancer de la Colombie-Britannique. Elle permet de mieux comprendre comment le cancer prend naissance et se répand ailleurs dans l'organisme. Selon l'auteur principal des travaux, le Dr Samuel Aparicio, cette découverte permettra également aux oncologues de mettre au point de nouvelles thérapies développées à partir des gènes touchés. Le docteur Aparicio affirme que ses résultats représentent un nouveau pas vers une médecine personnalisée. C'est une technologie de pointe qui a permis de décoder le génome du cancer du sein en quelques semaines seulement. Selon le Dr Marco Marra, qui a également participé aux travaux, cela a permis de diminuer de beaucoup les coûts associés à la recherche. Les scientifiques ont étudié l'évolution sur neuf ans du carcinome métastatique du sein, qui compte pour environ 10 % du total des cancers du sein. Ils ont identifié 32 mutations génétiques et ont ensuite cherché à déterminer le nombre d'anomalies présentes dans la tumeur au départ. Résultat: seulement 5 des 32 mutations étaient présentes dans les cellules de la tumeur d'origine, ce qui les a identifiées comme étant les responsables du déclenchement de la maladie. Les travaux sont l'objet d'un article dans le magazine Nature, qui lui consacre sa une. C'est la deuxième étude d'importance en deux jours à être publiée sur le cancer du sein. Lundi, des oncologues britanniques de l'Université de Cambridge affirmaient que le mauvais fonctionnement ou l'absence d'un certain gène étaient associés à la survenue de plus de la moitié des cancers du sein. Les statistiques montrent qu'une Canadienne sur neuf aura un cancer du sein au cours de sa vie et qu'une sur vingt-cinq en mourra. Chroniques
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