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La médecine serait-elle sur le point d'expliquer comment les cellules saines des seins se transforment et deviennent cancéreuses?
Son mauvais fonctionnement ou son absence expliqueraient plus de la moitié des cancers du sein, affirment des chercheurs britanniques qui voient dans leur découverte une percée majeure dans la compréhension de la maladie mortelle.
Des oncologues britanniques de l'Université de Cambridge affirment que le mauvais fonctionnement ou l'absence d'un certain gène sont associés à la survenue de plus de la moitié des cancers du sein.
Le gène NRG1 (neuregulin-1) est localisé sur le chromosome 8 et joue également un rôle dans l'apparition des cancers de la prostate, des ovaires, du côlon et de la vessie.
Le Dr Paul Edwards et ses collègues ont constaté que les cellules cancéreuses n'apparaissaient pas sur le chromosome 8, le gène NRG1 stoppant leur prolifération. Toutefois, si le gène est défectueux ou absent, les tumeurs cancéreuses se développent sur ce chromosome.
Chaque être humain naît avec un gène NRG1 intact, mais il semble qu'au fil du temps il puisse s'endommager, laissant la voie libre aux cellules cancéreuses.
Percée majeure
La découverte de ce gène suppresseur est considérée comme une percée majeure en oncologie et pourrait mener à la mise sur pied de nouvelles stratégies pour améliorer le diagnostic et le traitement de ce cancer, le plus souvent diagnostiqué chez les femmes au Canada.
En fait, le Dr Edwards estime que la découverte du NRG1 serait la plus importante en termes de recherche génétique sur le cancer depuis celle du gène p53 à la fin des années 70.
Une dizaine d'années après avoir été observé, ce gène avait été classé dans la catégorie des gènes suppresseurs de tumeurs, c'est-à-dire des gènes freinant la prolifération des cellules cancéreuses.