Le radon est un gaz radioactif qui s'infiltre à travers les fondations.
Le seuil accepté de radon dans l'air, un gaz radioactif naturel, a été divisé par 10 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s'inquiète de ses effets sur la santé humaine.
L'Organisation mondiale de la santé divise par 10 le seuil accepté pour ce gaz inodore présent dans la terre et considéré comme étant la principale cause du cancer du poumon après le tabagisme.
Ce gaz incolore et inodore est présent dans la terre et peut s'accumuler dans les maisons et dans d'autres bâtiments, où il pénètre par des fissures dans les fondations.
La substance est considérée comme étant la principale cause du cancer du poumon, juste après le tabagisme.
Après avoir analysé les données scientifiques les plus récentes, l'OMS propose un niveau de référence de 100 becquerels par mètre cube afin de minimiser les dangers dans des locaux fermés.
En 1996, un rapport de l'OMS avait fixé le seuil maximum recommandé à 1000 becquerels par mètre cube.
L'organisation onusienne ajoute que, si ce niveau ne peut pas être atteint en raison des conditions particulières dans certains pays, il ne devrait jamais dépasser 300 Bq/m3.
Au Canada, les normes avaient été resserrées en octobre 2008. Santé Canada avait ramené la limite acceptable d'exposition au radon de 800 (une norme qui datait de 1988) à 200 becquerels par mètre cube. Au-delà de cette limite, une résidence est estimée à risque.
En guise de comparaison, la limite jugée acceptable par les autorités américaines est de 150 Bq/m3.
Présent dans l'air libre, le radon peut s'avérer dangereux s'il s'accumule dans une habitation. L'OMS invite donc la population à prendre des mesures pour améliorer l'aération des espaces, particulièrement en hiver, où l'on observe les concentrations les plus élevées, puisque les fenêtres restent fermées.