Sans danger, le Gardasil?

Vaccin Vaccin (archives)

Un examen de l'innocuité du Gardasil publié dans le journal de l'Association médicale américaine (JAMA) dresse un bilan des effets secondaires de ce premier vaccin contre le cancer du col de l'utérus et d'autres cancers qui touchent les femmes.

Une étude publiée dans le journal médical JAMA décrit la nature des effets secondaires du vaccin contre les papillomavirus. La Food and Drug Administration américaine réaffirme l'innocuité du médicament qui prévient certains cancers qui touchent les femmes.

Selon le document, près de 12 500 jeunes filles ont présenté des effets secondaires après la vaccination. Des cas rapportés, environ 1900 étaient des évanouissements, tandis que 772 ont été jugés sérieux.

Certaines d'entre elles sont même mortes depuis la mise en marché du médicament en Amérique du Nord en 2006. Les données recueillies font état de 32 morts suivant une vaccination.

Il est toutefois impossible de lier le vaccin aux décès.

Les informations disponibles ne font que mentionner que les personnes sont devenues malades ou sont mortes après avoir reçu le vaccin, et non que ce dernier en est la cause.

Dans un éditorial accompagnant l'étude, le journal de l'Association médicale américaine soutient que le bénéfice net du vaccin est incertain, puisque la majorité des femmes qui sont infectées par les papillomavirus ne développent pas de cancers.

La FDA (Agence américaine responsable du contrôle et de la réglementation des médicaments) et la pharmaceutique Merck ont réagi en minimisant l'importance des effets secondaires accompagnant parfois le vaccin. Selon les deux organisations, la substance inoculée à des millions de femmes de 9 à 26 ans continue d'être efficace et sécuritaire. Ils estiment que les bénéfices sont importants et qu'ils surpassent largement les risques.

À ce jour, Merck a distribué 23 millions de doses de Gardasil uniquement aux États-Unis.

Le Gardasil permet de développer une immunité contre quatre types de papillomavirus humains (6, 11, 16 et 18) et prévient ainsi efficacement les cancers du col de l'utérus, de la vulve et du vagin, ainsi que les verrues génitales.

Le cancer du col de l'utérus est le deuxième cancer à atteindre les femmes dans le monde avec 240 000 décès par an. Près de 500 000 cas sont diagnostiqués annuellement sur la planète.

Au CanadaLe cancer du col de l'utérus arrive au deuxième rang, après celui du sein, parmi les cancers les plus répandus chez les Canadiennes âgées de 20 à 44 ans. On dénombre 1350 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus par an au pays et 410 décès.

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