La cartographie génétique du Québec commence

Foule   © Luc Lavigne

La cartographie génétique du Québec est commencée depuis quelques semaines. Les responsables du projet CARTaGENE ont envoyé 20 223 lettres à des citoyens des régions de Montréal, Sherbrooke, Saguenay et Québec afin de les inviter à participer à cette importante enquête sur les déterminants de la santé.

Après avoir envoyé des milliers d'invitations par la poste, les responsables de CARTaGENE rencontrent les premiers participants sélectionnés pour une batterie de tests. L'objectif: dresser une première carte génétique québécoise.

Selon les responsables du projet, la cartographie des gènes de la population québécoise permettra de mieux cerner les bases génétiques des maladies, et ainsi de mieux les traiter.

Les données recueillies seront analysées afin de cibler, par exemple, les maladies qui devraient faire l'objet de tests de dépistage auprès des générations à venir ou les habitudes de santé à promouvoir.

Les personnes qui acceptent de participer ont commencé à se rendre dans les sites de recrutement pour:

  • répondre à un questionnaire sur la santé;
  • soumettre un échantillon d'urine et de sang;
  • prendre quelques mesures physiques comme la taille, le poids, le tour de la taille et des hanches, la pression artérielle, et le pouls.

Des infirmières spécialement formées les accompagneront durant le processus qui dure environ deux heures et demie. Les chercheurs ont choisi des sujets dans la tranche d'âge de 40 à 69 ans parce qu'ils savent qu'environ le tiers d'entre eux sont ou ont déjà été victimes d'hypertension, de maladies cardiovasculaires, d'arthrite et d'autres maladies.

Cette nouvelle ressource constituera donc une banque de données pour les chercheurs qui en feront la demande, et ce, seulement s'ils respectent certains critères scientifiques et éthiques.

La confidentialité des participants sera assurée à tous les stades du projet, soutient Claude Laberge, le directeur scientifique de CARTaGENE. Ainsi, aucun nom, adresse, numéro de téléphone ou courriel ne sera conservé dans la banque de données. Des codes remplacent ces informations personnelles.

Les informations sur les gènes des Québécois seront comparées à celles de 25 autres biobanques en provenance de 35 pays et pourraient permettre de déterminer le rôle de différents environnements dans l'expression des gènes.

Génome Québec et Génome Canada ont tous deux injecté 15 millions de dollars dans ce projet de 34,5 millions. L'Université de Montréal joue un rôle de premier plan.