Cancer du poumon (archives)
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Société américaine du cancer
La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) induite par la cigarette n'évolue pas de la même façon d'un fumeur à l'autre, et le processus biologique qui explique cette réalité est encore mal compris.
Un mécanisme dépendant d'une prédisposition génétique aux maladies chroniques d'origine respiratoire expliquerait pourquoi des maladies comme la bronchite chronique et l'emphysème progressent différemment chez les fumeurs.
Un mécanisme auto-immun dépendant d'une prédisposition génétique à cette maladie des poumons expliquerait cette progression différente, montrent des travaux menés en partie par l'équipe du Pr Manuel Cosio, du Centre universitaire de santé McGill.
Les auteurs expliquent que la progression de la maladie chez les fumeurs peut se diviser en trois étapes. Ainsi, selon leur équilibre personnel entre la réponse immunitaire et le contrôle immunitaire, certaines personnes ne dépasseront pas le premier stade, d'autres iront au stade 2 et certaines progresseront jusqu'au stade 3, c'est-à-dire la destruction des poumons.
Les chercheurs québécois et leurs collaborateurs espagnols et italiens espèrent que leur découverte permettra de mieux contrôler les processus immunologiques et la façon dont ces derniers pourraient être contrôlés et modulés pour mieux traiter les personnes atteintes.
La BPCO est souvent liée à l'histoire familiale, et les parents proches de patients souffrants de BPCO ont une probabilité beaucoup plus élevée de développer la maladie.
Ce lien est caractéristique des maladies auto-immunes.
Le tabagisme est le principal facteur de risque de BPCO dans le monde occidental, mais les carburants de cuisson et de chauffage extrêmement polluants utilisés à domicile représentent un facteur de risque important dans les pays en développement.
Le détail de ces travaux est publié dans le New England Journal of Medicine.