Chasse aux charlatans!

poids-obesite   © Istocphoto

Au moment où l'obésité frappe plus que jamais les Canadiens, l'Association médicale canadienne (AMC) demande aux gouvernements de mieux réglementer les programmes commerciaux d'amaigrissement qui font parfois miroiter des objectifs impossibles.

L'Association médicale canadienne demande aux différents gouvernements de mieux réglementer les programmes commerciaux d'amaigrissement qui font parfois miroiter des objectifs impossibles.

Leurs fabricants exploitent souvent les espoirs des consommateurs en développant des attentes irréalistes, note l'éditorial du Journal de l'AMC.

Or, perdre du poids ne relève pas de la magie, note l'association, qui estime que la prise en charge de l'obésité demande des interventions à long terme comportementales, médicales et parfois chirurgicales.

L'association dénonce entre autres des allégations comme l'injection sous-cutanée de vitamine B qui aiderait à perdre du poids. Une fausseté sans aucune preuve médicale, prévient l'AMC.

Même avertissement pour les suppléments à base de plantes médicinales, qui coupent l'appétit, accélèrent le métabolisme et réduisent l'envie de manger.

Attention au message

L'association s'inquiète aussi du message véhiculé par les médecins, les responsables de campagnes de santé publique et les organisations non gouvernementales en ce qui a trait à l'obésité.

L'Association médicale canadienne veut que l'industrie des produits amaigrissants soit réglementée, dit Anne-Louise Despatie.

Selon elle, en sensibilisant les gens aux risques associés à l'embonpoint et à l'obésité, ils encouragent leur désir de perdre du poids rapidement.

Résultat: ces messages bien intentionnés poussent les consommateurs à naviguer à l'aveuglette dans un océan de produits amaigrissants non réglementés.

Les conséquences peuvent parfois être mortelles, comme dans le cas de la consommation d'éphédrine ou de l'observation de régimes hypocaloriques sans surveillance médicale.

L'AMC demande aux gouvernements d'exiger l'enregistrement des fournisseurs de produits et services d'amaigrissement pour en garantir la qualité et de fournir aux consommateurs un moyen facile de porter plainte.

En outre, les gouvernements doivent, selon l'association, promulguer des lois pour soumettre les produits d'amaigrissement à l'approbation réglementaire avant leur commercialisation.

Il faut aussi prévenir l'exploitation des personnes obèses, qui cherchent souvent désespérément des solutions à leur problème.

De plus, l'AMC propose d'enseigner aux professionnels de la santé les principes de prise en charge de l'obésité fondés sur des méthodes d'amaigrissement saines.

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