Baisses d'impôt: l'opposition fustige le gouvernement CharestMise à jour le samedi 5 mars 2005 à 11 h 12 . Les partis d'opposition à Québec ont réagi promptement aux informations voulant que le gouvernement ne tienne pas sa promesse de réduire les impôts de 1 milliard de dollars par année pendant cinq ans.
 . | | Diane Lemieux (archives) . | Pour la critique péquiste en matière de finances, Diane Lemieux, « on assiste à la répétition d'un mauvais film ».Selon elle, le gouvernement libéral continue de miner sa propre crédibilité en renonçant à une promesse de la dernière campagne électorale. Elle estime que les libéraux sont prisonniers de promesses irréalistes, alors qu'ils assuraient disposer d'un cadre financier solide.
 . | | Mario Dumont (archives) . | Du côté de l'Action démocratique, le chef Mario Dumont affirme que les contribuables québécois se retrouveront, à la fin du mandat des libéraux, dans une situation financière pire que lors de leur arrivée au pouvoir, en avril 2003.Il rappelle que les libéraux avaient pourtant promis des baisses d'impôt. Recul À Bruxelles, où il se trouve pour une conférence sur le fédéralisme, le premier ministre Charest a confirmé que les réductions d'impôts ne seraient peut-être pas aussi importantes que prévu. Pourtant, la promesse des baisses d'impôt est inscrite dans le programme libéral et a été maintes fois répétée lors de la campagne électorale du printemps 2003.
 . | | Michel Audet a succédé à Yves Séguin le 18 février . | Le nouveau ministre des Finances, Michel Audet, qui prépare actuellement son premier budget, a réinterprété la promesse libérale, jeudi, en affirmant que le gouvernement s'était engagé à ce que le fardeau fiscal rejoigne la moyenne canadienne.M. Audet s'est empressé d'ajouter que l'écart entre le Québec et le reste du pays n'avait cessé de diminuer depuis que l'engagement avait été pris, en 2002, citant notamment les hausses d'impôt en Ontario. Le budget comportera des baisses d'impôt, dit-il, mais elles seront plus ciblées, notamment vers la classe moyenne et les familles. Selon lui, l'impact sur la croissance économique s'en ressentira. Il rappelle que les Québécois demeurent les citoyens les plus taxés en Amérique du Nord. Pas un feu d'artifice
 . | Michel Audet a prévenu que son budget « ne sera pas un feu d'artifice », compte tenu de sa marge de manoeuvre limitée. Il a affirmé qu'il n'était pas question de replonger le Québec dans un déficit.Le ministre des Finances devra aussi composer avec plusieurs contraintes, dont le renouvellement des conventions collectives des employés de l'État. La facture pourrait l'obliger à mettre de côté une réserve d'au moins 1 milliard pour les hausses salariales et les correctifs à l'équité salariale. M. Audet espère aussi obtenir de son homologue fédéral, Ralph Goodale, des correctifs au chapitre de la péréquation à temps pour son budget, malgré les revers des dernières semaines. Il dit aussi vouloir reprendre le dialogue concernant le déséquilibre fiscal. Quant aux étudiants en grève en raison des 103 millions de dollars de bourses transformés en prêts, ils pourraient bien rester sur leur faim. M. Audet s'est borné à dire que les discussions se poursuivaient au Conseil des ministres.
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