Une femme enceinte est examinée par un médecin au Népal.
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PC/AP/Gemunu Amarasinghe
La majorité de la population souhaite que l'avortement soit inclus dans l'initiative du gouvernement Harper sur la santé maternelle, qui sera discutée lors de la rencontre du G8, en Ontario, le mois prochain.
Environ 58 % de la population s'oppose à l'initiative du gouvernement Harper sur la santé maternelle qui exclut l'avortement, selon un sondage La Presse canadienne/Harris Décima.
C'est ce qui ressort d'un nouveau sondage La Presse canadienne/Harris Décima.
Sur les 1000 personnes interrogées au pays, 58 % disent s'opposer au plan de M. Harper, qui exclut le financement de l'avortement légal comme moyen d'améliorer la santé des femmes et des enfants dans les pays en développement.
Le rejet est particulièrement fort en Colombie-Britannique et dans les provinces de l'Atlantique. Au Québec, le taux est le même que dans le reste du Canada, contre 56 % en Ontario.
Au mois de mars, pourtant, lors d'un sondage similaire, 46 % des répondants s'étaient dit contre la mesure.
Selon la vice-présidente de la firme de sondage Harris Décima, Mega Tam, cela indique que l'idée prend du temps à faire son chemin et que les gens ont dû peser le pour et le contre avant de se décider.
L'initiative de M. Harper de faire de la santé des femmes et des enfants un sujet clé de la rencontre du G8 en juin avait été applaudie à l'international, puisque tous sont d'accord sur l'importance d'agir sur ce plan.
Toutefois, les dissensions entourant le financement de l'avortement sont venues assombrir les espoirs d'en arriver à une véritable politique.
Pour le moment, les ministres du Développement du G8 se sont entendus pour laisser chaque pays déterminer comment il compte poursuivre l'objectif d'améliorer la santé des mères et des enfants des pays pauvres.
Certaines organisations s'inquiètent toutefois que les efforts soient dilués dans une bureaucratie lourde à gérer, si chacun fait ce qu'il veut.
Au pays, des semaines de débats ont culminé jeudi par une manifestation antiavortement, qui a attiré des milliers de personnes sur la colline du Parlement. Dix-huit députés conservateurs étaient parmi eux.
Plus de 350 000 femmes meurent chaque année en couche ou en accouchant, selon un récent rapport de la Banque mondiale. De ce nombre, 99 % vivent dans des pays en développement, où la mort d'une mère est particulièrement critique pour les enfants qui restent.
Le sondage a été effectué par téléphone entre le 6 et le 9 mai. Sa marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.