![]() À San José, dans le centre du Chili, une opération de grande envergure est organisée pour sauver 33 mineurs prisonniers de la terre. Ces hommes sont bloqués depuis le 5 août à 700 mètres de profondeur à la suite d'un éboulement dans la mine d'or et de cuivre. Michel Labrecque et Jean-Michel Leprince se sont rendus au Chili. Je viens de passer quatre jours dans le désert d'Atacama au Chili. Un paysage fabuleux.
Le premier matin de mon arrivée près de la mine San José, la brume matinale enveloppait ce paysage lunaire. C'est ici que se joue l'incroyable tragédie des 33 mineurs chiliens. Trente-trois drapeaux ont été plantés sur une montagne près de la mine : le nom de chaque mineur y a été inscrit. Les proches des mineurs enfouis à 700 mètres de profondeur ont installé un « campement de l'espoir » sur le site. Pour les familles, l'attente est souvent longue. Le froid et l'humidité sont au rendez-vous. Mais tout ce monde vit d'espoir : un jour, un contact téléphonique avec « en bas »; l'autre, on annonce le début du forage d'un puits de secours. Et récemment, on annonçait qu'une sonde allait acheminer aux prisonniers du sol un premier repas chaud. La mine elle-même n'est pas accessible aux médias. Elle se trouve là, derrière cette barrière. Les journalistes et les experts sont maintenant plus nombreux que les proches. Mais ça n'enlève rien à l'incroyable force de cette histoire de courage qui se joue au bout du monde. Reportage diffusé au radiojournal de 8 h du 2 septembre Michel Labrecque ![]() Les dernières entrées
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