![]() À San José, dans le centre du Chili, une opération de grande envergure est organisée pour sauver 33 mineurs prisonniers de la terre. Ces hommes sont bloqués depuis le 5 août à 700 mètres de profondeur à la suite d'un éboulement dans la mine d'or et de cuivre. Michel Labrecque et Jean-Michel Leprince se sont rendus au Chili. La mine San José, de la compagnie San Esteban, existe depuis le 19e siècle. Elle a été surexploitée. Les colonnes et les parois sont trop minces. Un seul accès, la rampe. Pas de sortie de secours.
Son histoire récente est troublante. Javier Castillo, un mineur de San José, raconte : « La montagne craque depuis deux mois. Et depuis 2003, nous dénonçons les conditions de travail et les risques auxquels nous faisons face quotidiennement. Mais notre expérience de terrain n'est pas prise en compte par ceux qui, depuis leurs bureaux à Santiago, répondent que, d'après leurs rapports, tout va très bien. » En 2001, un mineur perd une jambe à cause d'un éboulement. En 2003, après la mort d'un mineur, le syndicat fait appel aux tribunaux qui font fermer la mine pendant deux mois. En 2007, après la mort de trois d'entre eux dans des éboulements, les mineurs de San José et les syndicats dénoncent des conditions de travail précaires et demandent la fermeture de la mine. Sans effet. Jean-Michel Leprince ![]() Les dernières entrées
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