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9 jun

« Ici la Terre »



Furie des aéroports, sorte de moment culminant du voyage. Plaque tournante des heures. Si à Fontanosas le temps s'était figé, dans les aéroports, il n'existe pas. Pour certains, le matin, alors que moi, c'est le soir, bien que là où nous nous trouvons, ce soit l'après-midi.

Les au revoir : Jean-Michel et moi à l'aéroport de Malaga
Les au revoir : Jean-Michel et moi à l'aéroport de Malaga


J'ai vécu un tournage inoubliable. C'était tellement rapide que je me demande réellement si tout cela s'est produit. Si mes souvenirs ne sont pas inventés. Il me reste pourtant encore une dernière étape, celle du montage. Je continuerai donc, pour qui cela intéresse, à alimenter ce blogue.

Retour

Double retour à la Terre, à ses exigences du quotidien. Je vivais dans un autre monde, celui du tournage, des repères différents, des apprentissages perpétuels.

À Jean-Michel qui me demandait si je voulais devenir journaliste, j'ai répondu non. Mais la morsure s'est déjà emparée de moi.

Non, parce qu'il y a une pression énorme qui pèse sur leur tête, à cette équipe du monde de l'information. Qu'il faut nuancer toujours ses propos, ses pensées, ses paroles, qu'il faut sans cesse faire des choix. Et devant leur grand travail, j'ai aussi peur de ne pas arriver à en faire autant. À ne pas satisfaire le public.

Et pour cela, chapeau à toute l'équipe de Radio-Canada! J'aimerais souligner le travail de Marieta, recherchiste à Paris, sans qui le reportage n'aurait eu de sens. Dénicheuse de bons coups. Sorte de détective privée des temps modernes.

À mon retour, il pleuvait à tout rompre. En berbère, on appelle l'arc-en-ciel la « mariée de la pluie ». Et ça a été cette consolation d'être si loin de l'action qui m'a fait sourire, en repensant à toute la frénésie des dernières semaines.

La pluie et le froid, compensés par une «mariée de la pluie»
La pluie et le froid, compensés par une «mariée de la pluie»
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