Le Québec a des bureaux dans la capitale américaine depuis 1978. Parmi les mandats de la délégation, il y a celui d’être actif pour le développement des affaires à Washington et dans les environs, en plus de s’occuper de dossiers nationaux qui peuvent avoir un impact sur les intérêts du Québec et les affaires multilatérales. Jean-Stéphane Bernard est directeur du bureau à Washington depuis un an. Son arrivée a coïncidé avec le début des caucus et des primaires en vue des élections américaines de 2008. À son avis, la venue d’un nouveau président va changer les liens qu’entretiennent les deux parties surtout dans le contexte économique qui sévit actuellement. En 2008, il a assisté en tant qu’observateur aux conventions des démocrates et des républicains. M. Bernard a vu le discours de Barack Obama donné dans un stade à Denver. « C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience et que j’ai réalisé à quel point c’était quelqu’un de rassembleur », raconte-t-il. M. Bernard, comme plusieurs autres, qualifie Barack Obama de charismatique. « Il arrive avec une vision très claire de ce qu’il veut faire. Et il arrive dans un contexte qui n’est pas évident. » Le directeur souligne que dans son discours d’assermentation, le 44e président a invité les citoyens à plus de responsabilisation. Il veut notamment les inciter à changer de comportement par rapport à ll’environnement et leurs affaires personnelles. Selon M. Bernard, pour effectuer ce tournant, il faut des aptitudes pour bien communiquer les changements voulus et Obama est la personne idéale. « Il a de grands défis, mais ça augure bien. » Catégorie : Entrevue
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