Au lendemain de l’assermentation de Barack Obama, Washington est redevenue calme. La majorité des visiteurs sont retournés à la maison après avoir vu le 44e président être assermenté.
Les gens continuent toutefois de se promener partout en affichant leurs couleurs à l’effigie du président. Un magasin de souvenirs situé près du Capitole était bondé mercredi. Les gens faisaient la file pour payer leurs objets, comme des macarons, des casquettes, des foulards, des verres et des aimants témoignant qu’ils étaient là le 20 janvier 2009. Des unes de journaux de partout dans le monde étaient également affichées devant le le Newseum (musée de la presse) afin de montrer aux différents visiteurs comment l’assermentation historique a été suivie ailleurs. Un objet rare Quel a été l'objet le plus demandé ce mercredi, lendemain d’assermentation? Le Washington Post. Il fallait faire plusieurs magasins, pharmacies, dépanneurs et kiosques à journaux pour mettre la main sur une précieuse édition commémorative du quotidien. Le président en un mot J'ai demandé à plusieurs personnes que j'ai interviewées de me décrire en un mot le nouveau président. Voici le résultat. Je vous laisse sur ces images, en vous remerciant, chers lecteurs, d’être passés sur ce blogue. Catégorie : Observations
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Le Québec a des bureaux dans la capitale américaine depuis 1978. Parmi les mandats de la délégation, il y a celui d’être actif pour le développement des affaires à Washington et dans les environs, en plus de s’occuper de dossiers nationaux qui peuvent avoir un impact sur les intérêts du Québec et les affaires multilatérales. Jean-Stéphane Bernard est directeur du bureau à Washington depuis un an. Son arrivée a coïncidé avec le début des caucus et des primaires en vue des élections américaines de 2008. À son avis, la venue d’un nouveau président va changer les liens qu’entretiennent les deux parties surtout dans le contexte économique qui sévit actuellement. En 2008, il a assisté en tant qu’observateur aux conventions des démocrates et des républicains. M. Bernard a vu le discours de Barack Obama donné dans un stade à Denver. « C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience et que j’ai réalisé à quel point c’était quelqu’un de rassembleur », raconte-t-il. M. Bernard, comme plusieurs autres, qualifie Barack Obama de charismatique. « Il arrive avec une vision très claire de ce qu’il veut faire. Et il arrive dans un contexte qui n’est pas évident. » Le directeur souligne que dans son discours d’assermentation, le 44e président a invité les citoyens à plus de responsabilisation. Il veut notamment les inciter à changer de comportement par rapport à ll’environnement et leurs affaires personnelles. Selon M. Bernard, pour effectuer ce tournant, il faut des aptitudes pour bien communiquer les changements voulus et Obama est la personne idéale. « Il a de grands défis, mais ça augure bien. » Catégorie : Entrevue
Le journaliste Mike Conklin a travaillé pendant 35 ans au Chicago Tribune. Il a notamment couvert les deux assermentations de Bill Clinton. Aujourd’hui, il enseigne le journalisme à l’Université DePaul et il a accompagné un petit groupe d’étudiants pour couvrir cette assermentation.
Il n’a jamais rien vu d’aussi impressionnant entourant un président des États-Unis. À son avis, il fallait être sur place le 20 janvier pour réellement sentir l’importance de cette journée. « J’ai couvert beaucoup de grands événements, mais rien qui s’approche de celui-ci », dit-il. M. Conklin souligne que Barack Obama est la bonne personne qui arrive au bon moment. Il estime que l’intelligence de l’homme a rallié le vote du public. Le journaliste croit que le premier président noir a les toutes les qualités pour changer les États-Unis et leur réputation autour du monde. Mais, à son avis il est bien difficile de prévoir la suite, car les défis sont immenses. « Il a les bonnes personnes autour de lui et ultimement, c’est ce qui est le plus important. Tu élis une équipe et non pas une personne individuelle », souligne-t-il. M. Conklin croit que Barack Obama peut rallier les démocrates et les républicains au Congrès, ce qui est primordial en cette période de crise. Jusqu’à présent, il considère que c’est Abraham Lincoln qui a été le meilleur président des États-Unis. Son génie continue d’étonner, même s’il n’a jamais reçu d’éducation officielle, ajoute-t-il. Harry Truman et Franklin Roosevelt font également partie de la liste des présidents importants. Reste maintenant à savoir quelle place aura Obama dans l’histoire des présidents. Catégorie : Entrevue
L’intérêt pour la politique américaine a amené deux Québécois dans la trentaine à faire le voyage de Montréal à Washington pour participer à leur manière à cette journée historique. Dès le lendemain de l’élection du 4 novembre, Frank Mariage et Jean-Philippe Ménard n’avaient qu’une idée en tête: être dans la capitale pour l’assermentation.
« Celui qui occupe le bureau ovale c’est l’homme le plus puissant au monde. Tu ne peux pas être indifférent à ça surtout si c’est nos voisins », dit Frank Mariage, avocat à Montréal. « Ce qui est le plus intéressant pour moi c’est de voir accéder à la Maison-Blanche un Africain-Américain qui, malgré tout ce que l’on a pu en dire durant les deux années qui ont précédé son élection, a fait un travail extraordinaire. Aujourd’hui, on a un Barack Obama qui entre à la Maison-Blanche, qui elle-même fut construite par des esclaves noirs », indique Jean-Philippe Ménard, banquier dans la métropole. Selon M. Mariage, le nouveau président se retrouve dans un moment où les États-Unis n’ont pas un genou à terre, mais bien les deux. Il souligne que Barack Obama met beaucoup l'accent sur le nous et le collectif. Après avoir entendu le discours d’assermentation, M. Ménard souligne qu’il s’agissait d’un excellent diagnostic de la situation. Les États-Unis ne sont pas dans une situation facile présentement. Une idée a particulièrement retenu l’attention de l’homme de 33 ans, qui portait fièrement sa tuque des Canadiens de Montréal lors des festivités. « [Il a dit], aujourd’hui je prête serment, ici dans la plus haute fonction de ce pays-là, alors que mon père ne pouvait pas se faire servir dans ce pays, il n’y a pas si longtemps. » Il précise qu’Obama a choisi de faire baisser les attentes pour se donner une perspective. Les Américains sont prêts à lui donner beaucoup de temps, presque deux ans, ajoute-t-il. Ce qui frappe le plus l’avocat de 34 ans c’est l’imposante communauté afro-américaine qui s’est présentée à Washington pour les festivités. « C’est le culte total de la personnalité, comme des choses que l’on voit dans des pays de dictature où le culte est forcé. Là, c’est volontaire. Les gens sont pendus aux lèvres d’Obama. » De son côté, le banquier de Montréal soutient que le plus grand défi du président sera de transformer en action l’espoir de millions de personnes. Une voix discordante Note discordante parmi les festivités, les deux Québécois ont vu une manifestation anti-Obama. Des pancartes haineuses y étaient bien visibles. « Elles traitaient Barack Obama d’antéchrist et d’homosexuel. C’est quelque chose. Mais, on est dans le pays de la liberté d’expression. Les gens disent ce qu’ils veulent et ce qu’ils pensent tout haut », raconte M. Mariage. Des manifestants pro-Obama n’ont toutefois pas tardé à se masser autour du groupe en scandant le nom du président, mentionne l’avocat. « On voit que les gens ne sont pas encore capables d’entendre des discours qui le critiquent », conclut-il. Catégorie : Entrevue
L’ambassade canadienne à Washington a profité des festivités entourant l’assermentation du 44e président pour prendre un virage web, en ouvrant notamment une page sur le microblogue Twitter. Twitter permet aux usagers d’écrire en 140 caractères des informations de toutes sortes. Selon Tristan Landry, conseiller en affaires publiques et porte-parole de l’ambassade, les événements entourant l’investiture de Barack Obama étaient faits sur mesure pour ce site. La page Twitter a permis entres autres à l’ambassade d’informer tous les gens intéressés par cet événement historique, mais qui ne pouvaient pas être sur les lieux. Les quelque 370 personnes inscrites ont notamment pu voir des photos de l’assermentation. « Il faut se rappeler que le président Obama, c’est le premier président web 2.0. Lui-même et son équipe ont utilisé ces formes de technologie au cours de la campagne pour aller rejoindre les gens. Alors, on est passé à l’ère du président Obama, et l’ambassade suit aussi le pas », souligne M. Landry. Catégorie : Entrevue
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