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Il y a une guerre de chiffres entre Hugo Chavez et l'opposition.
L'opposition vénézuélienne, regroupée au sein du MUD (Table de l'unité démocratique), revendique la majorité du vote populaire en additionnant ses résultats avec le PPT (la Patrie pour tous), parti dissident du chavisme. Hugo Chavez« Combien de votes n'ont-ils pas volé, déclare le président Hugo Chavez, quiquiriqui celui-ci est pour moi, quiquiriqui celui-là est pour toi, et maintenant ils font la même chose; ils volent publiquement 520 014 votes. Il faut reconnaître que c'est historique parce que c'est la première fois qu'ils volent publiquement. Avant ce sont les morts qui votaient. » « Le Venezuela vote rouge, bien rouge », titre le journal gouvernemental VEA. « Chavez défait », affiche le quotidien Tal Cual.Résultat : 98 pour le PSUV, et 65 pour l'opposition. Il faut les deux tiers des sièges pour adopter des lois organiques et nommer les juges de la Cour suprême ou le procureur général. Il faut les trois cinquièmes des sièges (99) pour accorder au président une « loi habilitante », qui lui permette de gouverner par décret, ce que le président Chavez a déjà fait. Surprise dans Lara Le gouverneur populaire Henri Falcon, dissident du chavisme, n'a pas réussi à faire élire de député du PPT. « Nous acceptons la défaite avec noblesse », a-t-il déclaré. Henri FalconAlfredo Ramos a remporté son siège. Dans Lara, le PSUV obtient six sièges, le MUD, trois. Alfredo Ramos, du MUD
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27
SEP
Demi-victoire pour ChavezAu Venezuela, la victoire a des allures de défaite pour Hugo Chavez. L'opposition a remporté plus du tiers des sièges aux élections législatives de dimanche. Le parti de Chavez conserve donc la majorité, mais pas celle qui lui aurait permis de faire adopter ses réformes. Reportage diffusé le 27 septembre sur RDI
26
SEP
Jour de scrutin au VenezuelaLes élections législatives se déroulent dans l'ordre et la discipline, et l'opposition à Hugo Chavez n'a pas boycotté le scrutin cette fois-ci. Reportage diffusé sur RDI le 26 septembre C'est le titre du livre-choc écrit à deux mains en quatre jours par le « journaliste » Andrès Izarra, PDG de la chaîne de nouvelles continue Telesur, fondée par Hugo Chavez, et par l'intellectuel cubain, Felix Lopez.
Un livre de « type guérilla » disent les deux auteurs, conçu dans le contexte de la « bataille médiatique » de la campagne électorale à l'Assemblée nationale du 26 septembre. « Devant l'obscénité que la racaille de Miami a republiée dans le cadre de la campagne électorale, nous avons invité Lopez pour qu'il donne une réponse digne d'un révolutionnaire cubain à quelques pornographes du journalisme qui s'attaquent au Venezuela et aux processus révolutionnaires et populaires », déclare Andres Izarra. Les deux auteurs s'en prennent à la presse d'opposition, en particulier El Nacional, qui a publié une photo de cadavres de la morgue de Caracas pour illustrer les derniers chiffres catastrophiques de la criminalité au Venezuela. La photo a été censurée par le gouvernement qui poursuit le journal en vertu de la loi de protection des enfants et adolescents. La photo datait de 2006 soutient le gouvernement, et sa publication est tout à fait gratuite et sensationnaliste. Le quotidien Tal Cual n'a pas hésité à publier la photo également et fait l'objet des mêmes poursuites. Pour le président d'El Nacional, Miguel Henrique Otero, la photo voulait sensibiliser un gouvernement qui n'a rien fait pour combattre la violence. Avec 54 meurtres par 100 000 habitants, le Venezuela, et Caracas en particulier, fait partie des régions les plus dangereuses du monde. CNN en Espagnol a repris le reportage sans montrer la photo cependant, ce qui fait dire à Andrès Izarra que CNN est tombé entre les mains de « la racaille cubaine de Miami (gusanera mayamera-cubana) ». La relation avec les anticastristes de Miami a été faite aussi parce que le Nuevo Herald, petit frère hispanique du Miami Herald, a publié un reportage jugé négatif sur une fraude présumée lors des élections du 26 septembre. La question de la criminalité est très sensible ici. C'est un thème majeur pour l'opposition. En août 2010 le gouvernement d'Hugo Chavez avait critiqué un article du New York Times qui titrait que le Venezuela était plus meurtrier que l'Irak. (« Venezuela More Deadly Than Iraq, Wonders Why », by Simon Romero, 22 août 2010). À la une du journal d'opposition Universal : « Des experts prévoient un risque de récession prolongée. Car le Venezuela est le seul pays d'Amérique encore en récession. »
Ils sont 26 experts, dont d'éminents spécialistes de l'économie. Leur rapport s'intitule « Crise économique et gouvernement inefficace – Une idéologie coûteuse » « Le gouvernement, dit le document, continue de vouloir imposer le socialisme du 21e siècle, un régime semblable en théorie, dans le discours et les objectifs — tant sur le plan économique que celui des aspirations politiques — au socialisme réel ou marxiste qui a échoué au siècle passé. » Des chiffres : Entreprise de café nationalisée au Venezuela« Le Venezuela est un cas classique, dans la littérature économique, d'économie pétrolière, dont la rente d'une ressource naturelle peut être détournée et endommager la base économique d'une nation », écrivent les économistes. Le Fraser Institute (Canada), dans son rapport 2010, classe le Venezuela au 138e rang sur 141 devant l'Angola et le Zimbabwe pour la liberté de l'économie pour 2008, selon les dernières données disponibles. Autre son de cloche « Le Venezuela a rempli la majorité des Objectifs du millénaire pour le développement », annonce le gouvernement Chavez. Selon le vice-ministre responsable de l'Amérique du Nord et ambassadeur à l'ONU, Jorge Valero, 60 % des revenus totaux de la nation entre 1999 et 2009 ont été consacrés à l'investissement social. Des chiffres : « La Commission économique de l'Amérique latine et des Caraïbes (CEPAL) a reconnu que le Venezuela est le pays qui a réduit le plus les inégalités dans la région », a déclaré Jorge Valero devant les Nations unies. Le gouvernement bolivarien du Venezuela a déploré que la presse d'opposition du pays n'ait pas jugé bon de reprendre la nouvelle sur les Objectifs du millénaire pour le développement. De San Cristobal, Tachira, le président Chavez a déclaré : « Selon des rapports de l'UNESCO, le Venezuela, en Amérique latine, est à la deuxième place quant aux inscriptions universitaires, après Cuba. Dans le monde entier (le Venezuela) est au cinquième rang. Ce sont des résultats du socialisme. » Les dernières entrées
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