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Journaliste: Sophie-Hélène Lebeuf

L'ère de George Walker Bush se terminera en 2009. Qui, de John McCain ou de Barack Obama sera le 44e président des États-Unis? Les Américains prendront leur décision le 4 novembre 2008. La « vraie » bataille entre formations rivales peut maintenant commencer. Hillary Clinton a admis sa défaite, à l'issue d'une saison de primaires et de caucus faite de batailles âpres et serrées.

Pour la première fois en 80 ans, ni le président ni le vice-président sortants ne sont candidats.

Barack Obama devant ses partisans à St. Paul au Minnesota   © PC/AP/Chris Carlson

Le discours de changement véhiculé par Barack Obama a trouvé un écho auprès des électeurs. Après des mois de lutte, il a revendiqué l'investiture de son parti, lors de la dernière soirée des primaires et des caucus, le 3 juin.


Dans une lettre envoyée à ses partisans le 5 juin, Hillary Clinton a annoncé qu'elle allait soutenir la candidature de Barack Obama. Elle a aussi invité aussi ses partisans à se rassembler derrière le sénateur de l'Illinois.


Hillary Clinton livre un discours à New York   © PC/AP/Elise Amendola

Jusqu'à la fin, elle était restée sourde aux appels des démocrates qui voulaient qu'elle laisse le champ libre à son adversaire, et avait répondu présente à tous les rendez-vous électoraux.



Même si son rival comptait sur l'appui de plus de délégués, l'ancienne première dame a longtemps argué qu'elle avait séduit davantage d'électeurs dans les États les plus peuplés et les plus susceptibles de ramener les démocrates à la Maison-Blanche.


Pourquoi Hillary Clinton ne s'est-elle pas retirée plus tôt de la course?Les résultats des primaires et des caucus n'ont pas suffi à faire de Clinton ou d'Obama le grand gagnant de ce marathon. Le rôle des superdélégués devenait alors crucial. Les délégués doivent respecter le vote qu'ils ont déjà enregistré, mais les superdélégués, eux, peuvent changer d'idée jusqu'à la fin. Voilà qui explique pourquoi Hillary Clinton a tardé à concéder la victoire au sénateur de l'Illinois.

Côté républicain

John McCain John McCain (archives).   © PC/AP/Gerald Herbert

Les républicains ont pour leur part fait leur choix depuis plusieurs semaines, misant sur John McCain, héros de la guerre du Vietnam devenu sénateur de l'Arizona. La lutte contre les Huckabee et Romney est loin derrière et, alors que ses adversaires démocrates s'entredéchiraient, le numéro un du ticket républicain était déjà en campagne présidentielle, parcourant le pays pour séduire les électeurs.

Si le déroulement de ces courses à la direction donne le ton à la présidentielle, il faut prévoir pour l'automne un duel chaudement disputé où plusieurs coups seront permis.

Quelques dates à surveiller

  • 25 au 28 août: Convention nationale du Parti démocrate à Denver, au Colorado
  • 1er au 4 septembre: Convention nationale du Parti républicain à Minneapolis-St. Paul, au Minnesota
  • 4 novembre: Élection présidentielle
  • Les chiffres de la victoirePour remporter l'investiture républicaine, il fallait obtenir l'appui de 1191 délégués sur 2380. Chez les démocrates, le chiffre magique de 2025 sur 4049 est passé à 2118 sur 4234, fin mai, après que le Parti démocrate eut décidé d'accorder un demi-vote à chacun des délégués de la Floride et du Michigan, deux États qui avaient tenu leurs primaires à une date en contravention avec les règles du parti.

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