Le candidat de droite à la présidentielle française, Nicolas Sarkozy, a réuni près de 30 000 partisans à Paris, dimanche, à une semaine du second tour.
À une semaine du second tour de la présidentielle, le candidat de droite, Nicolas Sarkozy, réunit près de 30 000 partisans à Paris.
M. Sarkozy était entouré de célébrités, dont les chanteurs Enrico Macias, Henri Salvador, Gilbert Montagnier, Didier Barbelivien, Doc Gynéco et Johnny Halliday, les acteurs Jean Reno, Christian Clavier et Charlotte Rampling, de même que les philosophes Alain Finkelkraut et André Glusckman.
Ce dernier a accusé les détracteurs du chef de l'UMP de le dépeindre de façon caricaturale. M. Glusckman a plutôt tenté de décrire Nicolas Sarkozy comme un humaniste, soulignant qu'il s'était porté à la défense des Tchéchènes.
De son côté, Nicolas Sarkozy a repris ses thèmes de la sécurité, de la valeur du travail et la fierté d'être Français. Les attaques de son entourage ont quant à elle été principalement dirigées vers la candidate de gauche, Ségolène Royal. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, l'a accusée de changer d'idée comme on change de jupe.
Courtiser le centre
Nicolas Sarkozy a également lancé un appel aux très convoités 6,8 millions d'électeurs qui ont voté pour le candidat de centre-droit, François Bayrou, défait au premier tour.
Il s'est dit prêt à ouvrir le dialogue avec les membres du parti de M. Bayrou, mais il refuse toujours de débattre avec lui avant le second tour.
Le vote centriste sera déterminant et les derniers indécis pourraient se faire une idée mercredi, lors du seul débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Les sondages donnent toujours le candidat de l'UMP vainqueur dimanche prochain, mais l'écart avec sa rivale de gauche se resserre de plus en plus. Au premier tour, Nicolas Sarkozy a obtenu 31,18 % des voix, contre 25,87 % pour Ségolène Royal.
Mme Royal tiendra de son côté un grand rassemblement au stade Charléty, à Paris, mardi.