Lors d'une conférence de presse très attendue, mercredi matin, le candidat défait à la présidence François Bayrou a déclaré qu'il ne donnait pas de consigne de vote à ses partisans, mais qu'il réservait ses critiques les plus sévères au candidat de droite Nicolas Sarkozy.
Le dirigeant centriste François Bayrou, arrivé en troisième position au premier tour des présidentielles avec 18,57 % des voix, ne donnera pas de consigne de vote pour le deuxième tour.
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AFP/Joel Saget
Bayrou est arrivé troisième, dimanche, au premier tour des présidentielles, avec un peu plus 18 % des voix. Le candidat de droite Nicolas Sarkozy a obtenu 31 % des voix et la socialiste Ségolène Royal, près de 26 %.
Si le candidat du centre a déclaré que les deux choix présentaient de graves inconvénients, il a toutefois dit qu'il ne plaçait pas les deux candidats sur le même plan.
Multipliant les charges contre Sarkosy, il a dit que s'il était élu, il allait « concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l'ont été ».
Plus modéré à l'égard de Ségolène Royal, il a déclaré qu'elle paraissait « mieux intentionnée en matière de démocratie, elle paraît plus attentive à l'égard du tissu social ».
Il a toutefois dénoncé les deux candidats qui ont promis « une hausse délirante des dépenses publiques ».
Quand on lui a demandé pour qui il allait personnellement voter lors du deuxième tour, il a répondu: « À l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai. Mais j'imagine déjà ce que je ne ferai pas. »
Un nouveau parti
François Bayrou a en outre annoncé la création d'un nouveau parti, le « Parti démocrate ». Ce parti « présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives (de juin), pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre de son expression. [...] Le parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France ».
Enfin, M. Bayrou a annoncé qu'il acceptait le débat que lui a proposé la candidate socialiste.