André Caillé reconnaît le problème de sécuritéMise à jour le jeudi 17 février 2005 à 6 h 48 .
 . | | André Caillé . | Le PDG d'Hydro-Québec, André Caillé, veut rassurer les Québécois quant à la sécurité entourant les barrages de la société d'État. M. Caillé admet qu'il y a des failles dans le système de sécurité et que des mesures ont été prises pour corriger la situation.André Caillé a déclaré qu'il avait été profondément troublé par le reportage de Radio-Canada illustrant de graves lacunes sur la Côte-Nord et à la baie James. La société d'État mettra en place un système de gardiennage permanent à toutes les installations de production de plus de 100 mégawatts et à tous les postes de transports de plus de 735 kilovolts. La direction d'Hydro-Québec annonce aussi l'ouverture d'une enquête interne. Le gouvernement Charest a, de son côté, ordonné à la Sûreté du Québec d'analyser la sécurité dans les centrales d'Hydro-Québec. Fermées de jour comme de nuit? Le président d'Hydro-Québec Production, Thierry Vandal, a déclaré que toutes les installations d'Hydro devaient normalement être fermées à clef, de jour comme de nuit. Il a ajouté qu'un système de sécurité relié à des centrales de contrôle était en cours d'implantation depuis plus d'un an. Mais à LG2, seule une patrouille en véhicule surveillait les installations entre 7 h et 17 h, selon nos informations, ce qui explique que l'équipe de Radio-Canada ait pu y pénétrer le soir sans être inquiétée.
 . | | Le journaliste Christian Latreille entrant sur un site d'Hydro-Québec . | Par ailleurs, le syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec (SPIHQ) nie toute implication dans le reportage de Radio-Canada sur la sécurité entourant les installations hydroélectriques. Le (SPIHQ) juge que les allégations du président André Caillé blâmant la complicité d'un employé sont prématurées.Le syndicat estime que la direction d'Hydro-Québec doit revoir les mesures de sécurité à ses installations plutôt que de faire peser la responsabilité sur des employés prétendument fautifs. La Sûreté d'Hydro-Québec démantelée en 1993 La société d'État a déjà pu compter sur un véritable service de police, appelé à l'époque Sûreté d'Hydro-Québec. En 1993, des autochtones et des écologistes s'opposaient avec vigueur et constance à Grande-Baleine, le dernier en date des grands projets d'Hydro-Québec. Radio-Canada révélait alors que, par crainte des attentats et du terrorisme, la société avait transformé son service de sécurité en véritable corps policier, avec 188 agents portant armes et uniformes avec pouvoir d'enquêtes et section de renseignements. Quatre plus tard, le nouveau PDG, André Caillé, a remplacé le service de police par une section de sécurité industrielle. Jean Charest fait toujours confiance en André Caillé
 . | | Jean Charest . | Jean Charest prend très au sérieux les brèches dans la sécurité soulevées par le reportage de Christian Latreille.Mais le premier ministre n'a pas l'intention de demander le départ de M. Caillé qui fait, selon lui, très bien son travail. M. Charest attend avant tout les résultats de l'enquête demandée par le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, à la Sûreté du Québec. Cette enquête doit analyser les mesures de sécurité mises en place par Hydro-Québec. Bernard Landry inquiet
 . | | Bernard Landry (archives) . | Le chef de l'opposition, Bernard Landry, s'est dit consterné par le reportage, qualifiant les informations de très graves et qu'aucune justification ne peut expliquer cette négligence de la société d'État.Sa porte-parole en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais, réclame des explications écrites des dirigeants d'Hydro-Québec et de Sam Hamad, ainsi qu'un plan d'action rigoureux qui devrait être présenté à la Commission parlementaire sur la sécurité énergétique du Québec. Elle estime qu'avec des bonis de 1,7 million de dollars versés en deux ans, la société d'État devrait aussi avoir les moyens de se doter d'un système de sécurité plus efficace. Réactions à Ottawa Les informations sur les failles dans la sécurité d'Hydro-Québec ont aussi eu des échos aux Communes. Le député conservateur Peter Mackay a appelé la ministre fédérale de la Sécurité publique, Anne McLellan, à intensifier les mesures de sécurité dans les centrales électriques du Québec. Celle-ci a refusé de commenter en rappelant qu'il s'agissait d'un sujet de compétence provinciale. Enfin, en Ontario, le ministre de l'Énergie, Dwight Duncan, a ordonné une révision complète des systèmes de sécurité dans les centrales électriques de la province.

 | * Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes |
|