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| Pour venir en aide aux populations sinistrées |
Les dons du public peuvent être faits en téléphonant sans frais aux numéros suivants.
CROIX ROUGE canadienne :
1 800 418-1111
OXFAM-Québec :
1 877 937-1614
CECI :
1 877 875-2324
UNICEF :
1 877 955-3111
Développement
et paix : 1 888 664-3387 Dans le cadre
du radiothon de CPAM Radio Unie, l'hôtel de ville de Montréal
recueille les dons, denrées non périssables et matériel
jusqu'à mardi.
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| À notre antenne |
Nouvelles violences en Haïti
Sans frontières, le 4 octobre 2004
La catastrophe économique aux Gonaïves
Les affaires et la vie, le 3 octobre 2004
Haïti : les sinistrés oubliés
Dimanche magazine, le 3 octobre 2004
L'horreur racontée
Le Point, le 1er octobre 2004
Besoins criants en Haïti
Sans frontières, le 30 septembre 2004
L'aide à Haïti
Maisonneuve en direct, le 30 septembre 2004
La désorganisation aux Gonaïves
Sans frontières, le 29 septembre 2004
Un témoignage des Gonaïves
Sans frontières, le 28 septembre 2004
Le désastre des Gonaïves
Sans frontières, le 27 septembre 2004
Haïti : l’éternel recommencement
Le Point, le 27 septembre 2004
Crise
humanitaire en Haïti : l'aide internationale sera-t-elle suffisante?
Simondurivage.com, le 27 septembre 2004
Un
autre malheur s’abat sur Haïti
Dimanche magazine, le 26 septembre 2004
Le
drame haïtien
Sans frontières, le 24 septembre 2004
Au-delà
des catastrophes naturelles, comment peut-on aider Haïti?
Maisonneuve en direct, le 24 septembre 2004
Haïti :
comment éviter les inondations?
Le point, le 24 septembre 2004
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|  . | | Un corps flotte dans une rue inondée des Gonaïves. . | L'ouragan Jeanne a frappé Haïti le 17 septembre dernier, provoquant des pluies diluviennes, des inondations et des glissements de terrains.
Les dommages ont été très importants, particulièrement autour de la ville des Gonaïves, au nord-ouest du pays. Selon le dernier bilan officiel, l'ouragan a causé la mort de 1330 personnes et la disparition de 1556 autres. Mais sur le terrain, on parle d'au moins 2500 morts et on évalue à 300 000 le nombre de sans-abri dans le nord-ouest du pays.
 . | | La population des Gonaïves manque d'eau potable et de nourriture. . | Haïti est particulièrement fragile à cause de son extrême pauvreté - c'est le pays le plus pauvre des Amériques -, de la faiblesse du gouvernement intérimaire et de la déforestation qui le prédispose aux inondations et aux glissements de terrain.
Le pays a déjà été éprouvé par des inondations qui ont fait 2000 morts et de nombreux sans-abri, en mai dernier, et par la sanglante insurrection qui a conduit au renversement du président Jean-Bertrand Aristide, au début de l'année.
L'aide internationale
 . | | La distribution de vivres se déroule dans un climat de tension. . | Il y a dix jours, un avion-cargo géant, transportant 100 tonnes de biscuits vitaminés et protéinés, s'est posé à l'aéroport de Port-au-Prince. Deux convois d'une dizaine de camions, chargés de vivres, de médicaments et d'eau potable, quittent quotidiennement la capitale pour les Gonaïves. Cela s'ajoute à plus 100 tonnes de nourriture déjà distribuées par le Programme alimentaire mondial de l'ONU et Care International.
Par ailleurs, une usine de production d'eau potable a été mise en service dans cette ville de 250 000 habitants après deux semaines de privation d'eau potable.
Depuis le passage de tempête Jeanne, qui a endommagé le réseau d'eau potable et celui d'électricité, l'eau potable est distribuée aux sinistrés en petites quantités. Selon les médecins, le manque d'eau potable est responsable de nombreux cas de diarrhées chez les enfants et les nourrissons.
L'absence d'égouts et d'installations sanitaires contribue aussi à la propagation de maladies infectieuses.
Un système de surveillance épidémiologique a été mis en place dans les principaux centres de santé de la ville des Gonaïves.
Distribution sous haute sécurité
 . | | Des Haïtiens affamés et assoiffés se ruent sur un camion de vivres. . | La distribution des vivres se fait sous la protection des Casques bleus de l'ONU afin de faire échec aux pilleurs. Des bandes armées et des foules affamées ont pillé plusieurs convois d'aide humanitaire et les Nations unies demandent maintenant des renforts à la communauté internationale pour assurer la sécurité de la distribution.
La sécurité des stocks d'aide humanitaire et l'ordre public sont assurés actuellement par seulement 360 Casques bleus d'Uruguay et d'Argentine qui font face à une population désorganisée et affamée de près de 250 000 personnes.
Sur le plan local, les rivalités politiques, la corruption généralisée et l'immobilisme des autorités ralentissent l'acheminement des vivres à la population des Gonaïves.
En outre, l'État est incapable de coordonner les efforts des organisations humanitaires, qui sont laissées à elles-mêmes.
Le premier ministre par intérim, Gérard Latortue, a annoncé que la ville serait évacuée afin de faciliter son nettoyage et de réduire le risque d'épidémie. L'opération pourrait prendre un mois et demi.
Une délégation de Médecins du monde Canada, dont fait partie le docteur Réjean Thomas, s'est rendue en Haïti pour aider leurs collègues français qui sont sur place depuis le 21 septembre.
La contribution du Canada
Le Canada a envoyé deux avions chargés 59 tonnes de médicaments, de trousses d'hygiène et d'eau potable pour venir en aide à la population des Gonaïves.
Ottawa a promis 3,25 millions de dollars au gouvernement haïtien et le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, s'est rendu la semaine dernière en Haïti pour une visite de deux jours.
 . | | Le gouvernement du Québec enverra de l'eau potable. . | Quant au gouvernement du Québec, il bonifie son aide en envoyant du matériel de premier secours, tel que de l'eau potable, des contenants de plastique et 27 000 trousses d'hygiène, d'une valeur de 150 000 $, en plus des 200 000 $ promis par le premier ministre Charest.
Le Québec envoie également une équipe médicale pour établir un hôpital de campagne aux Gonaïves. Une équipe québécoise de la Croix-Rouge ira quant à elle travailler à la réfection de l'hôpital local.
Quarante policiers canadiens, dont vingt-et-un Montréalais iront rejoindre les policiers du Québec qui sont déjà sur place, sous la direction de l'ONU.
Les Canadiens sont généreux
 . | | Des tonnes de vêtements et d'aliments ont été recueillis. . | Plus de 1,7 million de dollars et des tonnes de vêtements et de nourriture non périssable ont été amassés par la Croix-Rouge canadienne, Oxfam-Québec et le radiothon de la radio haïtienne de Montréal.
À lui seul, le radiothon organisé conjointement par la Ville de Montréal et la radio haïtienne Radio Union a permis d'amasser plus de 400 000 $ en 48 heures.
Les dons en marchandises sont entreposés dans les locaux de l'organisme Moisson Montréal, qui cherche des bénévoles pour trier le contenu de neuf conteneurs. Seuls les médicaments et le matériel destiné aux hôpitaux sont encore acceptés.
Oxfam-Québec a annoncé la semaine dernière la création d'une coalition québécoise d'assistance humanitaire pour Haïti, qui réunira notamment le Groupe Jean Coutu, la CSN, la FTQ et la CSQ.
L'objectif de cette coalition est de recueillir 500 000 $ avant le 10 octobre. Selon Oxfam-Québec, 400 000 $ ont déjà été amassés. Ces sommes vont servir à l'aide humanitaire d'urgence, mais aussi à la reconstruction des Gonaïves et au développement durable de la région.
Quant à Hydro-Québec, elle a envoyé 122 monteurs de ligne pour rétablir le courant là où il y a des pannes.
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