La planète fut un peu moins chaude en 2012, malgré des records aux É.-U.

La canicule

Bien que les États-Unis aient fracassé des records de chaleur l'an dernier, la planète, elle, est à peine parvenue à connaître l'une des 10 années les plus chaudes jamais enregistrées, ont annoncé mardi deux agences scientifiques américaines.

La température mondiale moyenne de l'an dernier aurait représenté un record il y a 15 ans, ce qui révèle que ce qui était autrefois une chaleur inhabituelle est désormais plus fréquent.

L'année 2012 se classe au 10e rang du classement des températures moyennes les plus élevées, un résultat qui, affirment les climatologues, démontre l'action des changements climatiques provoqués par l'être humain.

La moyenne de l'an dernier s'est chiffrée à 14,5 degrés Celsius, a indiqué la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Il s'agit d'un degré de plus que la moyenne du 20e siècle (13,9 degrés Celsius).

L'année la plus chaude fut 2010, lorsque la moyenne a atteint 14,6 degrés Celsius. La NOAA dispose d'archives remontant aux années 1880.

La NASA, qui mesure les températures de façon différente, a classé 2012 comme la neuvième année la plus chaude. La moyenne se serait établie à 14,6 degrés Celsius. Les deux agences ont publié leurs données mardi.

Certains « climatosceptiques » ont affirmé que la planète ne s'est pas réchauffée au cours des 16 dernières années, mais chaque décennie est plus chaude que la précédente. Même les trois premières années de la décennie 2010 ont été plus chaudes que les précédentes, ont indiqué les deux agences.

Depuis 1963, la NOAA affirme que la température mondiale a grimpé à un rythme de 0,15 degré Celsius par décennie.

Selon le climatologue de la NASA James Hansen, il y a eu du « surplace apparent en matière de températures mondiales » au cours des quelques dernières années. Ce qui est important, dit-il, c'est que les températures augmentent toutes les décennies.

La dernière année plus froide que la moyenne remonte à 1976, selon la NOAA. Cela signifie que plus de la moitié de la population terrestre n'a jamais vécu une année moins chaude que la moyenne à l'échelle planétaire.

Associated Press

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