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Les coûts reliés à l'efficacité énergétique ne doivent pas rebuter les gouvernements puisque les profits qu'elle engendre renflouent largement les coffres de l'État.
Ce sont les conclusions d'une étude commandée par le ministère fédéral des Ressources naturelles pour tenter d'atténuer l'impression négative qu'ont les provinces de l'est du pays sur l'efficacité énergétique et son impact sur les recettes fiscales, comme les revenus de l'essence et de l'électricité.
Le rapport a été commandé à Environment Northeast, un organisme sans but lucratif à Ottawa qui fait la promotion du développement durable.
L'étude cite à titre d'exemple le programme fédéral écoÉnergie Rénovation-Maisons. Les 250 000 propriétaires de maison ayant pris part au programme, dans sa dernière année d'existence, ont engendré l'équivalent de 4 milliards de dollars en activités économiques.
Le programme, qui subventionnait les rénovations en isolation, a cependant été interrompu en début d'année au motif qu'il dépassait son budget de 400 millions de dollars.
Le rapport évalue les impacts qu'aurait un programme d'efficacité énergétique pour le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard.
Ainsi, si les quatre provinces agissaient ensemble pour implanter des niveaux d'efficacité énergétique d'intensité moyenne, l'est du Canada enregistrerait une hausse de 14 % de son produit intérieur brut et une hausse de 12 % de l'emploi.