Projet de ceinture verte autour de la grande région de Montréal

Une forêt Une forêt  Photo :  iStockphoto

La Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec proposent de créer une ceinture verte autour de la grande région de Montréal afin de préserver la richesse de la biodiversité de la région.

Le rapport de la fondation propose de tout mettre en oeuvre afin d'assurer la création de cette infrastructure naturelle d'ici cinq ans, à temps pour célébrer le 375e anniversaire de la fondation de Montréal.

La grande région de Montréal doit composer avec les pressions créées par la présence de plus de la moitié de la population du Québec, des meilleures terres agricoles de la province et de ses écosystèmes les plus riches.

« De plus en plus de gens réalisent que la biodiversité la plus riche de tout le Québec se trouve dans le sud-ouest de la province; c'est d'ailleurs dans cette zone que les pressions sur la diversité biologique sont les plus importantes et que les espèces menacées sont les plus nombreuses », explique le biologiste et chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, Jean-Patrick Toussaint. « Cela affecte non seulement les écosystèmes, mais aussi la santé et la qualité de vie des citoyens du grand Montréal. »

Une approche régionale

La fondation David Suzuki et Nature-Action-Québec privilégient une approche souple de la protection des territoires naturels. Elle vise l'appropriation des territoires naturels à protéger par les citoyens plutôt qu'une protection hermétique des aires naturelles. Le rapport avance qu'une approche régionalement concertée et dynamique permettra de rebrancher la population aux milieux naturels et agricoles.

Le rapport met de l'avant six lignes directrices pour arriver à la création de cette ceinture verte :

  • Protéger et mettre en valeur les milieux naturels de la région métropolitaine;
  • Restaurer la connectivité naturelle entre les milieux pour maintenir la biodiversité;
  • Protéger les superficies et la production agricole, dans une optique de renforcement du marché alimentaire local et régional;
  • Utiliser de manière durable les ressources naturelles de la région;
  • Créer un mécanisme efficace de planification et de déploiement de la Ceinture verte;
  • Améliorer le contact du grand public avec la nature et le milieu agricole.

La plaine du haut Saint-Laurent

La ceinture verte proposée représente la région naturelle de la plaine du haut Saint-Laurent. Le territoire, d'une superficie de 1,7 million d'hectares, est délimité par des éléments géographiques du paysage.

Les massifs forestiers des Appalaches représentent la limite sud pendant que les Laurentides constituent sa frontière nord. La ligne formée par la région d'Arthabaska jusqu'à la ville de Trois-Rivières constitue sa frontière est, alors que la frontière ontarienne constitue la limite à l'ouest de la ceinture verte proposée.

Le territoire de la ceinture verte ne couvre que 1 % du territoire québécois, mais il englobe plus de la moitié de sa population (3,7 millions de personnes).

Le rapport fait écho à la volonté de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et du gouvernement du Québec de créer une ceinture verte autour de la région de Montréal. Un deuxième rapport, axé sur la valeur des biens et services écologiques que procurent les écosystèmes de la ceinture verte du Grand Montréal, sera publié à l'automne 2012.


La ceinture verte en un clin d'oeil
  • Superficie : 1,7 million ha;
  • Population : plus de 3,7 millions de personnes dans 35 MRC
  • Principales activités : agriculture, biotechnologie, télécommunications, récréotourisme, foresterie ;
  • Espèces : Plus de 50 % des 455 espèces menacées ou vulnérables du Québec (animaux vertébrés et végétaux vasculaires).
Source: Nature-Action Québec