L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a annoncé pour la première fois que la fracturation hydraulique, une méthode controversée visant à accroître la productivité des puits gaziers et pétroliers, pourrait être responsable de la pollution des nappes phréatiques.
Le rapport, qui n'est encore qu'un brouillon, pourrait avoir des répercussions importantes alors que les États tentent de déterminer la manière de réglementer le procédé.
Les écologistes ont qualifié le document de développement important, bien qu'il se soit immédiatement attiré les critiques de l'industrie gazière et pétrolière, ainsi que celles d'un sénateur américain.
La fracturation hydraulique implique le pompage d'eau pressurisée, de sable et de produits chimiques dans le sol pour ouvrir des fissures et améliorer la circulation de pétrole ou de gaz en direction de la surface.
L'EPA a découvert que des composants chimiques sans doute associés aux produits utilisés durant la fracturation avaient été détectés dans les eaux souterraines sous Pavillion, une petite ville du centre du Wyoming où, disent les résidents, l'eau sent les produits chimiques.
Des responsables de la santé publique ont demandé l'an dernier aux habitants de ne pas boire l'eau de la ville après que l'EPA eut découvert de faibles niveaux d'hydrocarbures dans leurs puits.
