Le débat sur le gaz de schiste
Nathalie Normandeau lors du point de presse
Toutes les activités de fracturation de la roche liées au pétrole et au gaz au Québec devront dorénavant faire l'objet d'une évaluation environnementale.
C'est ce qu'a annoncé en point de presse, mercredi, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau.
Le gouvernement de Jean Charest élargit donc le champ d'application de la politique annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, en réponse au rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur l'industrie du gaz de schiste. Québec avait indiqué que des activités de fracturation n'auraient lieu dans la vallée du Saint-Laurent qu'à des fins scientifiques, dans le cadre d'une évaluation environnementale stratégique liée au gaz de schiste.
La ministre Normandeau a expliqué que cette politique s'appliquerait dorénavant non seulement partout au Québec, mais pour les industries tant pétrolière que gazière.
La ministre a indiqué que l'entreprise Pétrolia avait indiqué son intention de procéder à de la fracturation sur le territoire d'Anticosti, dans le cadre du projet Haldimand, à moins de cinq kilomètres de Gaspé. « Ce qu'on dit à Pétrolia [...] dorénavant, c'est le comité d'experts qui jugera s'il est pertinent d'autoriser des travaux de fracturation », a résumé Mme Normandeau.
L'exploration du gisement de pétrole et de gaz naturel Old Harry, dans le golfe du Saint-Laurent, n'est pas visée par cette nouvelle politique du ministère des Ressources naturelles. Une évaluation environnementale y a en effet déjà eu lieu.