Pétrole : Québec mise sur le privé

  |  Radio-Canada avec La Presse canadienne
Nathalie Normandeau (archives) La ministre des Ressources naturelles Nathalie Normandeau (archives)   © PC/Jacques Boissinot

Québec engrangera de généreuses redevances si jamais la société rimouskoise Pétrolia extrait du pétrole à l'Île-d'Anticosti, a fait valoir mardi la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau.

En point de presse, Mme Normandeau a défendu la décision du gouvernement de mettre fin aux activités de la division pétrole et gaz d'Hydro-Québec en 2007, laissant ainsi le secteur privé occuper le champ libre.

Plutôt que de dépenser l'argent des contribuables dans des activités d'exploration à haut risque, le gouvernement « s'est assuré d'avoir la meilleure entente » avec le secteur privé, a dit la ministre en marge d'un caucus des députés libéraux à l'Assemblée nationale.

Invoquant la nature confidentielle de l'entente qui lie Hydro-Québec et Pétrolia, la ministre a refusé de révéler le montant qui sera versé en redevances au gouvernement si jamais l'entreprise arrive à faire jaillir le pétrole du sous-sol de la plus grande île du Québec.

Le choix qu'a fait le gouvernement est de tirer le maximum de bénéfices pour le minimum de risques financiers, s'est contentée de préciser la ministre.

Selon des études, l'Île-d'Anticosti renfermerait d'énormes quantités d'hydrocarbures pour un potentiel de 30 à 70 milliards de barils de pétrole.