Réunion du Comité de citoyens interrégional de la vallée du Saint-Laurent, à Drummondville
Le Comité de citoyens interrégional de la vallée du Saint-Laurent prévoit tenir une importante manifestation à Montréal, au printemps, pour réclamer l'imposition par le gouvernement du Québec d'un moratoire sur le développement de l'industrie du gaz de schiste.
Réunis à Drummondville, au Centre-du-Québec, une cinquantaine de membres du comité ont élaboré leur plan d'action. En plus des manifestations, dont les dates ne sont pas encore connues, d'autres démarches sont prévues. « Il va y avoir de la sensibilisation auprès des municipalités. Nos élus municipaux, pour l'instant, pour la plupart, ne réagissent pas plus que ça. Ils sont comme en attente », déplore Serge Fortier, membre du comité.
Venu de Colombie-Britannique pour donner son appui au comité, l'environnementaliste Will Koop voit des similitudes entre ce qui se passe au Québec et dans sa province. Il soutient que les « vieilles lois » octroient aux compagnies gazières le droit d'entrer comme elles le veulent sur des terres, sans demander l'avis du propriétaire, pour en exploiter les ressources. Il dénonce un manque de transparence de l'industrie.
La nomination de l'ex-premier ministre Lucien Bouchard à la tête de l'Association pétrolière et gazière du Québec ne fait aucune différence, selon Paul Lamoureux, un autre membre du comité. « Ça ne change rien, mais absolument rien, au problème de fond qui est de faire la démonstration que cette industrie peut se développer sans les risques environnementaux et, en particulier aussi, les risques économiques », dit-il.
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement doit déposer son rapport sur l'industrie du gaz de schiste à la fin du mois.
Entre-temps, des membres du comité interrégional se rendront à l'Assemblée nationale, mardi, pour déposer une pétition réclamant un moratoire immédiat. Près de 120 000 personnes l'ont signée.
D'après un reportage de Marie-Laurence Delainey