Les environnementalistes vont aussi consulter

Logo des Rendez-vous de l'énergie

Une nouvelle consultation sur l'énergie sera lancée. En plus des audiences du BAPE sur les gaz de schiste, de l'industrie gazière et pétrolière et du ministère des Ressources naturelles, les Québécois pourront débattre de la question énergétique dans le cadre des Rendez-vous de l'énergie.

Des groupes environnementalistes vont mener leur propre consultation sur la direction que devrait prendre le Québec en matière énergétique. Les citoyens seront bientôt appelés à donner leur avis dans le cadre des Rendez-vous de l'énergie.

Cette consultation s'ajoutera à celles du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur les gaz de schiste, celles de l'industrie gazière et pétrolière ainsi que celles du ministère des Ressources naturelles du Québec.

Les organisateurs des Rendez-vous de l'énergie veulent ainsi susciter des discussions publiques sur l'ensemble des grands enjeux énergétiques. Si la question des gaz de schiste fait la manchette ces jours-ci, ils souhaitent que leur événement ne s'y limite pas.

Le directeur général du Regroupement des conseils régionaux de l'environnement, Philippe Bourke, soutient que l'approche qui sera proposée sera différente des autres par sa « vision à long terme ».

De plus, les organisateurs espèrent que les Québécois y participeront en grand nombre. Michel Venne, de l'Institut du Nouveau Monde, qui est l'un partenaire de l'événement, espère que cette démarche ne sera pas occultée par les autres.

« Nous sommes ici dans une démarche d'animation de la population, des citoyens, sur les changements que nous croyons devoir faire dans les prochaines décennies compte tenu des changements appréhendés dans l'environnement énergétique mondial. » — Michel Venne

L'événement, dont les consultations se tiendront jusqu'au printemps 2011 pour ensuite proposer une série de recommandations au gouvernement, sera grandement financé par le fonds vert du ministère de l'Environnement du Québec.

D'après des reportages de Michelle Lamarche et de Jean-Hugues Roy

Par ailleurs, chez nos voisins du sud, l'Agence américaine de protection de l'environnement, qui étudie depuis quelques mois le dossier des gaz de schiste, a demandé jeudi à huit compagnies qui en font l'extraction, dont le géant Halliburton, de lui fournir la liste des ingrédients chimiques qu'elles utilisent.

Des Américains qui habitent près de puits d'extraction de gaz de schiste croient que leur eau potable a été contaminée. Une équipe de l'émission Enquête a d'ailleurs pu le constater récemment dans le village de Dimock, en Pennsylvanie.

L'agence environnementale américaine a également entre les mains une étude préliminaire de l'Université Cornell, dans l'État de New York. Elle tend à démontrer que l'exploitation des gaz de schiste serait aussi polluante et aussi néfaste pour le climat que le charbon.

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